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bique* et que la laugue était probablement touranienne.
des Hittites1. Dans un premier mémoire. Les tombes rupeslres de Paphlagonie (1885), l’auteur avait essayé de distinguer, parmi les monuments préhelléniques de l’Asie Mineure, un groupe du nord (tombeaux de la Paphlagonie et de la Phrygie) et un groupe du sud (reliefs rupestres). C’est à l'analyse de ce second groupe qu’il a consacré son nouveau travail. Sur ce terrain aussi, il croit nécessaire de distinguer, de reconnaître des influences diverses, des centres de rayonnement déterminés, et il s’inscrit en faux contre l’hypothèse séduisante des Hittites, de cet empire et de cette civilisation qui se seraient étendus, à une époque très ancienne, sur la Syrie du nord et l’Asie Mineure. Là où les premiers archéologues, suivant les inspirations de M. Sayce, ont entrevu une unité grandiose, il s’applique, au contraire , par l’étude et par l’analyse des monuments, à mettre en lumière les variétés et les différences. Entre le groupe syrien des monuments hittites et le groupe paphlagonien auquel on attribue la même origine, il ne peut admettre qu’une communauté d’aspiration assez lointaine. Avec M. Perrot2, il pense que l’alphabet hittite a été employé pour écrire plusieurs langues; avec nous3, il est surtout frappé, dans l’art indigène de l’Asie Mineure, de dialectes très marqués à côté de ressemblances générales. L’art cappadocien forme un groupe à part, qu’on ne peut rattacher à celui de la Syrie. M. Hirschfeld, cependant, ne méconnait pas leur parenté, mais il cherche à la définir en l’atténuant. « L’art de la Mésopotamie, dit-il, a été le soleil commun de la Syrie et de l’Asie Mineure, mais tandis que ses rayons, en Syrie, tombaient sur un sol infécond et froid, ils ont développé, d’autre part, d’une manière remarquable, les germes enfouis dans le sol fertile de l’Asie Mineure... Les monuments de ce dernier pays n’ont, avec ceux du groupe syrien, qu’un petit nombre d’analogies résultant d’une destination semblable; pour le contenu ( inhaltlich ), ils n’ont rien de commun; pour le style, ils n’ont de commun que ce qui relève de leur point de départ, Babylone. La Cappadoce est un centre artistique indépendant, dont le développement s’est prolongé au moins pendant tout l’intervalle qui sépare les monuments d’Eyuk de ceux de Boghaz-Keui... Le problème de l’art préhellénique en Anatolie ne comporte pas une solution d’une simplicité excessive; au nom d 'art hittite il faut substituer celui d’art anatolien , sans oublier
t. G. Hirschfeld, Die Felsenrelie/'s in Kleinasien und das Volk der Hittiter extrait des Abhandlungen de l’Académie de Berlin, 1887. Avec gravures.