Classical Review, 1887, p
2. Cf. Cartailhac, L'dge de pierre dans les souvenirs et superstitions populaires , Paris, 1878. Dans les fondations du palais de Khorsabad, on a trouvé des couteaux de silex déposés avec d’autres amulettes [Congrès de Paris, p. 114, 119). Les haches polies du théâtre de Mantinée sont des céraunies, des pierres de foudre, noms que les Grecs actuels, et avec eux la plupart des peuples du monde, leur donnent encore; il n'est pas sans intérêt de rappeler qu’une très ancienne inscription de Mantinée, autrefois publiée par M. Foucart, fait précisément mention d’un Jupiter-foudre, Aïoç Kepoüjvoû. ( Inscrip . antiquiss., n° 101.) Les silex recueillis dans les tombes romaines, mérovingiennes, saxonnes et chrétiennes sont également des amulettes. (Cf. Revue arch., 1886, I, p. 296; 1867, I, p. 356; 1876, I, p. 367; 1877, II, p. 183; Bu/l. Soc. anthr., mars 1875; Baudot, Sépultures de Charnay, p. 77; Moreau, Album Caranda, I, pi- 21, pi. B, C, D, E : II, pl. 1, 12, 35, etc. ; Beaulieu, Archéol. de la Lorraine, t. II, p. 79 ; Bonner Jahrbücker, t. LXXVI1I, p. 225 ; Congrès de Norwich, p. 177; Matériaux, t. X, p. 371 ; XIII, p. 120 ; XVII, p. 421 ; XXI, p. 214, 267 ; Nadaillae, Premiers hommes, t. II, p. 263, etc.)
couverte de ce chef-d’œuvre, et pendant dix ans il était resté couché sur le sol. Heureusement, à ce qu’on assure, le marbre n’a rien perdu de la fraîcheur de son épiderme. Un sculpteur allemand, M. Grüttner, a également terminé la mise en place des deux frontons du temple de Jupiter ; le roi et la reine de Grèce sont venus présider à 1 inauguration du Musée Zingros, où toutes les merveilles d’Olympie ont. trouvé place '.
Thèbes. — Le Musée Britannique a récemment acquis les objets suivants, provenant de tombes tliébaines : huit fibules de bronze, dont trois avec gravures archaïques (cygne et dauphin, oiseau aquatique, rosace à quatre pétales) ; un bracelet de bronze ; un ornement de bronze en S ; un miroir de bronze orné de cercles concentriques et d’une rosace; des vases à décors géométriques; un scarabée de stéatite, avec un sphinx assis et la lettre X, etc. s.
Vers le 20 décembre 1887, M. Cavvadias, éphore général des antiquités, apprit que certains marchands d’Athènes offraient en vente de petits bronzes représentant des taureaux et portant l’inscription 1EPON KABEIPHN. Avec la promptitude et la résolution qu’on lui connaît, M. Cavvadias n’hésita pas à confisquer ces objets et fut assez heureux pour apiprendre qu'ils étaient envoyés à Athènes par des marchands d’antiquités thébains. M. Cavvadias, accompagné de M. Doerpfeld, partit pour Thèbes, opéra une descente archéologique chez les personnes qu’on lui avait désignées, s’empara de leurs statuettes et fit comparaître les ouvriers fouilleurs. Ceux-ci déclarèrent que les bronzes avaient été découveits au lieu dit Ampélosalési, près de Thespies, à la distance d’une heure et demie de Thèbes. Des fouilles régulières furent immédiatement entreprises sur ce point par deux membresde TÉcole allemande d’Athènes, sous la direction de M. Doerpfeld. On découvrit les soubassements du sanctuaire des Cabires thébains, décrit par Pausanias (IX, 25, 5), plusieurs tambours de colonnes et une des portes du temple. La récolte en objets de petite dimension a été très riche : citons, d’après F E<pf]p.epfç d’Athènes, près de cent taureaux de bronze, dont plusieurs portent des inscriptions, un taureau de bronze doré, au moins cent vingt taureaux de plomb, une
1. Philo/. Wochenschrift , 1887, p. 1071. M. Emerson a décrit le Musée Zingros à Olympie, Amer. Journ. of Archcieol., 1887, p. 95. M. Grüttner a récemment rajusté pl us de trente fragments encore àlianom du fronton occidental.
Pour le fronton de Test, il a suivi l’arrangement proposé dès l’origine par M. Curtius et combattu depuis plusieurs années par M. Treu.