‹ Chroniques d'OrientChapitre 182 sur 410 · Cf. Cauer, Ephem. epigr., t. IV, p. 405 et suiv · texte numérisé non relu

Cf. Cauer, Ephem. epigr., t. IV, p. 405 et suiv

4. P. von Rohden, De Palaestina et Arabia, Berlin, 1885, p. 33 sqq.

— Il y a quelques années, le terrain situé à l’ouest et au nord de la grotte dite de Jérémie devint la propriété des Dominicains; on y construisit des maisons et l’on éleva un mur de clôture sur la route du côté de la grotte. En creusant les fondations de ce mur, on découvrit quelques tombes taillées dans le roc; comme les croix sculptées sur les parois prouvaient qu’elles étaient chrétiennes, les Dominicains résolurent de les conserver. C’était, à l’origine, une nécropole judaïque; violées une première fois, les tombes servirent dans la suite à des chrétiens. Les croix étant quelquefois sculptées en relief, il faut admettre que certaines tombes furent creusées seulement à l’époque chrétienne. La plus grande est un caveau funéraire, long de 5m,30, avec des chambres latérales. En général, la place de la tète du mort est marquée par une saillie, en forme de coussin, réservée dans le roc. On n’a découvert aucun objet intéressant*.

— Au mois de février 1887, M. Schick, architecte allemand établi à Jérusalem, a pratiqué des fouilles dans un amphithéâtre qu’il croit être celui d’Hérode mentionné par Josèphe (Antiq. jud,, XV, 8, 1). Cette construction, dont le demi-diamètre mesure 66 pieds, est située sur le versant nord d’une colline abrupte nommée Er-Ras. Les fouilles, assez sommaires d’ailleurs, ont eu lieu au frais du Palestine Exploration fund1 2.

Joppé. — L’archimandrite rasse de Jérusalem a récemment fait l’acquisition d’un terrain situé au nord de Joppé, à une heure de chemin de cette ville, pour y établir une station destinée aux pèlerins. Les fouilles ont amené la découverte d’une série de tombeaux avec inscriptions hébraïques et grecques. Sur ces pierres tombales, on ne lit que les noms du défunt, de son père et de sa famille, mais point de date. La mention Cohen et Lévi y figure quelquefois. Plusieurs de ces pierres portent la représentation du chandelier à sept branches, •et la plupart ont à la suite du nom le mot Schalom. La plus grande, qui mesure 1 mètre de longueur sur 0ra,50 de large, porte l’inscription suivante : « Ici est le tombeau de R. Juda, fils de R. Tarphon. Que son âme repose en paix, que son souvenir soit béni ! Paix 3 ! »

Tibériade. — Dans les derniers mois de 1886, M. Schumacher a visité les rives du lac de Tibériade. 11 a pu, à cette occasion, confirmer

1. Schick, Zeitschrift des deutschen Palaestina-Vereins, 1886, p. .71, pl. I et U. Traduit en anglais daas le Quarterly Statement, 1886, p. 153-157.

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