‹ Chroniques d'OrientChapitre 187 sur 410 · The Athenaeum, 17 mars · texte numérisé non relu

The Athenaeum, 17 mars

— L’ ’Esr/J.spiç du 21 avril (3 mai) raconte que M. Cavvadias vient de confisquer un bas-relief funéraire dans la maison de M. Épaminondas Skarvouri ; c’est une énorme stèle, haute de 2 mètres environ, représentant deux femmes se donnant la main à côté d’un homme barbu et d’une petite servante. Bien qu’elle soit brisée en sept morceaux, la sculpture est complète et la conservation du marbre est très remarquable. Au moment de la confiscation, deux grands fragments étaient emballés dans la cour de M. Skarvouri, et les autres avaient été placés en sûreté dans une maison voisine. M. Skarvouri avait eu la maladresse de montrer son trésor à quelques étrangers bavards : l'un d’eux en avait informé un Anglais qui, peu au courant de la législation grecque, alla tout naïvement demander à M. Cavvadias de lui faire voir le bas-relief à vendre!... Cette visite inattendue mit en émoi les limiers de l’Éphorie générale, qui eurent bientôt fait de découvrir le vendeur. M. Skarvouri affirme qu’il a acheté sa stèle à deux célèbres fouilleurs de tombes, les nommés Giagia et Pasali ; il ajoute qu’un étranger (je le connaisbien, cet Iva; 1 ;svo; des marchands grecs !) en avait offert 60,000 francs, mais qu’il avait refusé l’affaire, trouvant la somme trop faible. Bref, après nombreuses contestations et criailleries, M. Skarvouri a livré le bas-relief à M. Cavvadias. D'après les renseignements qui me parviennent, c’est un grand et beau morceau de sculpture, mais qui ne mérite pas tout à fait les éloges enthousiastes de l’,Eœnî|j.sp£ç.

— M. Cavvadias a confisqué, chez un nommé Giannoula, une tête d’Hadrien, un torse de Bacchus et une belle statue d’Antinoos trouvés dans les environs de l’Olympiéion '.

— L ’Academy du 24 mars 1888 annonce gravement que M. G. -A. Rogers expose au public, dans le Woodcarving Studio de Maddox Street, à Londres, un buste en marbre pentélique, récemment découvert à Athènes. C’est une tète féminine, « avec une couronne montrant l’Acropole et ses temples; elle représente, sans doute, la cité d’Athènes personnifiée, bien que nous pensions qu’aucun arrangement semblable ne soit connu. »

De deux choses l’une : ou cette description est absolument inexacle, ou il s’agit d’une de ces têtes de marbre censément trouvées à Athènes et fabriquées n’importe où, dont M. Furt’waengler a fort judicieusement traité dans 1 ’Archaeologische Zeitung de 1885 (p. 275)*. La seconde alternative me parait beaucoup plus vraisemblable.

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