‹ Chroniques d'OrientChapitre 198 sur 410 · The Academy , 21 avril · texte numérisé non relu

The Academy , 21 avril

o. The Academy , 26 avril 1888.

6. The Academy , 18 et 25 février 1888; cf. Robertson Smith, ibid., 25 février 1888, qui conteste quelques assertions de M. Sayce et fait observer que 1 identification du mont Kasios avec Kas a été faite depuis longtemps. M. Sayce a

(El-Arish)1, Péluse et le mont Kasios (Kas). « Farama ou Péluse, écrit-il, est le plus bel emplacement pour un fouilleur que j’aie jamais vu; il est absolument vierge et inhabité dans un cercle de 15 milles.» Les collines de débris sont très grandes, couvertes de poteries et de verreries romaines; vers l’ouest, il y a une enceinte rectangulaire presque aussi vaste que celle du temple de Louqsor. M. Sayce recommande chaudement cet emplacement aux explorateurs anglais.

Onion. — M. Naville a communiqué à l 'Academy (21 janvier et 25 février 1888) une notice sur la cité d’Onion, lue par lui à la Society o f Arts le 23 décembre 1887. Le sile exploré s’appelle aujourd’hui Tell-el-Yahoudièh, « le monticule de la Juive »2.M. Émile Brugsch avait pensé qu’il devait ce nom à une colonie de Juifs, qui s’y réfugièrent pour éviter les persécutions d’Antiochus Épiphane et furent accueillis par Ptolémée Philométor et sa sœur-épouse Cléopâtre. Le roi donna à leur chef, le grand prêtre Onias, un territoire dans le nome héliopoli tain; ce territoire prit alors le nom d’Onion (Brugsch, On and Onion, 1887). Les fouilles conduites par M. Naville dans le tell lui ont permis de vérifier cette opinion. Nous ne mentionnons ici ses découvertes qu en tant qu elles intéressent l’archéologie gréco-romaine. Le nom hiéroglyphique du tell est resté inconnu; son identification avec la ville construite par Onias est probable, sans être certaine. Mais il est bien prouvé que le tell a été habité par des Juifs hellénisants. Dans un très grand nombre de tombes qu’a examinées M. Naville, on trouve une brique placée sous la tête du squelette, caractère des sépultures juives. Sur les tablettes qu'on a pu recueillir se lisent des noms hébraïques tels que Éléazar, Mikkos, Salamis, Nethaneus, Barchias, ou des noms particulièrement recherchés par les Juifs, tels qu’Aristoboulos, Agathoclès, Onesimos, Truphaina. Le seul ornement sculpté qui paraisse de loin en loin est la grappe de raisin. Les formules usuelles sont yaïpt, yprpTé, (piXo-rexve, aXurue, acope. Une tablette porte huit mauvais vers, évidemment écrits par un homme qui savait mal le grec; il y est question de la rcfimç -/.ai )japtç du défunt, traduction d’une formule hébraïque fréquente. Le nom ’Ovtou, qui s’est également rencontré, vientà l’appui de l’hypothèse de M. Brugsch.

répondu dans le numéro du 24 mars et a insisté de nouveau sur l’identification proposée par lui, mais contestée par M. Smith, de Khan-Yûnas avec Jenysos.

1. Une description détaillée d’El-Arish par M. Griffith a paru dans Y Academy du 12 mai 1888.

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