‹ Chroniques d'OrientChapitre 209 sur 410 · Cf. Revue archèol., 1888, I, p · texte numérisé non relu

Cf. Revue archèol., 1888, I, p

5. Cf. Le Bas, Mon. Fig., p. 132 de mon texte explicatif, et Borrmann, Jahrb. des d. lnstit., 1888, p. 269-28S.

6. Cf. Revue archéol. , 1888, I, p. 360; Asltiov, 1888, p. 31, 203; Bull. Corr. Hellén., 1888, p. 239; Mitth. des d. Inst, in Athen, 1887, p. 386; 1888, p. 107, 227, 436.

trophos. Dans un compte des trésoriers du ve siècle, il est question du temple d’ ’AçpoSÎTï) êxi 'IxxoXikw. Ce temple, comme l’a montré M. Foucart, devait être distinct de celui d’Aphrodite Pandémos et situé sur la même terrasse que l’Asclépiéion, tandis que le second doit être cherché sur le flanc méridional de l’Acropole, dans la direction de l’ouest1 2. Quant à l’épithète même de Pandémos, M. Foucart est disposé à y voir un nom sémitique de la déesse transformé par l’étymologie populaire. Ainsi la distinction faite par les philosophes entre l’Aphrodite céleste et l’Aphrodite vulgaire ne reposerait pas sur une conception mythologique primitive8. Une inscription de l’Acropole,- publiée par M. Foucart, prouve bien que n’était pas

une désignation populaire, comme l’a cru M. Koehler, mais l’épithète officielle de la déesse. Cette inscription est gravée sur une architrave où sont représentées trois colombes, d’où l’hypothèse très vraisemblable qu’une statue féminine de l’Acropole, portant une colombe sur le bras gauche, est une représentation d’Aphrodite Pandémos.

Une autre inscription trouvée dans les fouilles de 1888 est une dédicace à Déméter Chloé, dont le temple était en dehors de l’Acropole, mais tout près de l’entrée. Un siège spécial réservé à sa prêtresse a été découvert au théâtre de Dionysos3 4 5 * *.

— M. Léchât a signalé, parmi les trouvailles de l’Acropole, une plinthe circulaire en marbre, sur le bord de laquelle dansent en rond des personnages féminins du style le plus archaïque; c’est, comme il le dit spirituellement, un yopiç de ijéava1. Il a donné aussi une description vive et ingénieuse, un peu raffinée même, de quelques nouvelles statues archaïques du type des Àthénas et des Artémis ‘ ; une de ces œuvres, assez mutilée, lui a inspiré les lignes suivantes : « Ses yeux, dans le cercle noir de leurs paupières, au lieu de regarder droitdevant eux, fixementet gaiement, ainsi que font les autres statues voisines, paraissent être à demi baissés, comme par modestie; les épais bandeaux de la chevelure qui couvrent les tempes jettent sur les joues une ombre légère; enfin, si les lèvres sourient, ce n’est pas

1. Foucart, Inscriptions de l' Acropole, dans le Bulletin de Correspondance Hellénique, t. XIII, p. 156 et suiv.

2. C’est ce qui a déjà été soutenu par Stephani, Compte rendu de Saint- Pétersbourg, 1859, p. 126; cf. ma notice dans La Nécropole de Myrina, p. ü93.

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