Revue critique, 1886, I, p
2. M. Waldstein oublie que, sur les trois terres cuites en question, une a été signalée par M. Petersen et une autre par M. Smith; il a seulement appelé l’attention sur celle du Louvre et ne peut donc pas parler des terracottas I found.
fausse route dans cette question comme dans plusieurs autres, et que ses Fssays, par leur ton sentimental et précieux, étaient d’un mauvais exemple. Obligé maintenant d’avouer que j’avais raison sur ce point, que les terres cuites présentées par lui comme des « esquisses originales de Phidias » sont l’œuvre de faussaires ou plutôt d’un seul faussaire, M. Waldstein essaie de faire croire qu’il s’est éclairé luimême et que mes objections ne lui ont rien appris du tout. Et voilà où un galant homme, un archéologue qui a eu des inspirations heureuses, peut en arriver par la crainte de donner raison à ceux qui lui ont très courtoisement prouvé qu’il avait tort.
— M. Studniczka a montré, dans le Jahrbuch des Instituts de 1887 (p. 135), que le Musée de l’Acropole possédait une statue d’Anténor, dont on ne connaissait encore que le torse et la tète (pl. VI des Musées d’Athènes ). Depuis, à l’aide de nombreux fragments, on est parvenu à restituer la statue presque entière, à l’exception de l’avant-bras droit. «. On a rendu à la statue la base antique qui porte la signature de son auteur, et maintenant, dressée sur un haut piédestal, elle se présente à nous telle à peu près (moins la netteté première du marbre et l’éclat des couleurs) qu’elle se présentait aux Athéniens du VIe siècle... Gracieuse malgré la raideur de sa pose, vivante quoique immobile, à la fois maniérée et majestueuse — union singulière de l’élégance féminine, comme on l’entendait alors, et d’une noblesse de divinité... A l’avantage d’être. presque entière, à celui d’être signée du nom d’un artiste célèbre, elle joint encore celui d’être de beaucoup la plus grande, par ses dimensions, entre les statues de l’Acropole'. »
M. Winter a publié un croquis restauré du Moschophore, avec la base récemment découverte où on lit Kop-ëoç àvs0r,y.ev à IlâXou en caractères attiques de la première moitié du VIe siècle*. L’auteur pense que cette statue, en marbre de l’Hymette, est une œuvre de l’école attique indigène, qui a précédé la floraison de l’école de Chios; c’est à cette dernière qu’appartiennent la Niké de Délos et les Athénas de l’Acropole, toutes sculptées en marbre de Paros. La première école de sculpture attique employa surtout le tuf poreux, d’où certains procédés de travail dont on retrouve les traces dans le Moschophore et qui paraissent très clairement dans les statues de Chypre, sculptées dans une matière peu dure. Le travail de M. Winter est remarquable et ses conclusions concordent avec celles qu’a indiquées récemment M. Gavvadias3.