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traction, de 64 mètres de façade, était presque achevée à la fin de l’année suivante. C’est là que doivent prendre place les sarcophages découverts à Saïda, dont on attend toujours la publication.

— Un fragment d’un dessin italien représentant la colonne dite dé Théodose, détruite par un tremblement de terre en 1719, a été publié dans la Revue des Etudes grecques par M. Müntzh Le dessin est si beau que son infidélité n’est pas douteuse, mais l’ensemble du rouleau dont il fait partie, conservé au Louvre depuis le xvxn8 siècle, mériterait bien d’ètre reproduit par l’héliogravure.

— M. Furtwaengler, qui a visité récemment le Musée de Tchinli- Iîiosk % déclare que la statue d’athlète trouvée à Tars a {Gazette archéol. , 1883, pi. I) a été mal restaurée, et que le bras gauche, dont l’explication est si difficile, ne lui appartient même pas. Il se plaint aussi des rapprochements erronés faits dans la riche série des sculptures de Chypre, où des torses ont été complétés par des têtes qui leur étaient étrangères. Parmi les belles pièces qui manquent à mon catalogue, il signale une grande tète de Persan, datant du Ve siècle, dont le type rappelle les bas-reliefs de Persépolis.

— M. Léchât a publié en héliogravure deux sarcophages du Musée de Tchinli-Kiosk1 2 3 ; l’un, déjà connu, est celui où le D1 Déthier voulait voir le « tombeau d’Euripide»; l’autre, provenant de Tripolitaine, représente aussi une scène de la légende de Phèdre. Comme travail, il est inférieur au premier, mais la comparaison de ces deux bas-reliefs est fort instructive. Il est regrettable que M. Léchât n’ait pas publié aussi les petits côtés du sarcophage d’« Euripide ».

Odessa. — Le Musée d’Odessa, que M. Furtwaengler a visité en 1888 4, contient d’intéressants objets provenant de la Russie méridionale, entre autres une petite Aphrodite drapée, de travail archaïque, serrant une colombe contre sa poilrine ; un bas-relief archaïsant où figurent Artémis, Apollon, Hermès et Peitho, dans le style du puleal de Corinthe; une petite idole féminine en marbre, tout à fait analogue aux idoles cariennes , mais dont la provenance bosporane ne paraît pas suffisamment établie.

— J’ai déjà dit, et je tiens à repéter, que, ne sachant pas un mot de russe, je serais fort heureux de recevoir des renseignements sur les fouilles de la Russie méridionale par l’entremise d’un des attachés de

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