Classical Review, 1889, p
7. The Athenaeum, 30 mars 1889, p. 416; 6 avril 1889, p. 446; 4 mai 1889, p. 575.
plupart des lombes ont déjà été explorées, ce qui rend la tâche des archéologues anglais bien ingrate. Les objets découverts, qui sont en petit nombre, comprennent plusieurs inscriptions nouvelles en caractères chypriotes. Un autre quartier de la nécropole, plus à l’est, a donné un askos à figures rouges avec quatre tètes féminines, un askos noir avec une tète de nègre en relief et des vases d’époque ptolémaïque, outre quelques bijoux d'or et d’argent. On signale encore les fragments d’un grand diota avec signature d'artiste en caractères chypriotes (objet certainement unique s’il n’y a pas erreur sur l’inscription) et une coupe de verre portant le mot Eûçpoaâvï) en relief. Les résultats ne sont pas sans intérêt, mais on ne peut pas dire non plus qu’ils soient encourageants pour les souscripteurs du Cyprus fund.
— Dans la Zeitschrift fur Assyriologie (1888, p. 62 et suiv.), M. Ohnefalsch-Riehter a traité la difficile question des influences pré-babyloniennes et babyloniennes sur les civilisations d’Hissarlik et de Chypre. M. Oberhummer a publié, dans les Sitzungsberichte de l’Académie de Munich (1888, p. 305-348; p. 523-526), deux articles sur des inscriptions grecques recueillies à Chypre.
— M. Dümmler pense que le style géométrique des vases de Chypre a été introduit dans l’ile par les Arcadiens et qu’il y a subsisté jusqu’au ivE siècle. Dans le même travail1 2 *, il s’est occupé des tombeaux archaïques d’Halicarnasse ( Journ . Hetl. Stud., t. VIII, p. 66) et de la nécropole athénienne du Dipylon. M. Dümmler me permettra de lui dire que, de tous les archéologues allemands contemporains, il n’en est pas un seul qui écrive avec aussi peu de clarlé et compose avec moins de méthode que lui ; il faut robur et aes triplex pour aller au bout d’un de ses articles. C’est d’aulant plus à regretter qu’il ne manque ni d’idées personnelles ni de savoir.
— Nos lecteurs connaissent la nécropole d’Arsinoé ou de Marion, explorée par M. Ohnefalscli-Ricliter en 1886 (cf. Revue arch., 1887, I, p. 83; 1887, II, p. 87). M. P. Herrmann, qui a écrit une dissertation sur cette nécropole à l’aide des notes de M. Richter % a feint d’ignorer que nous en eussions parlé avant lui et ne s’est pas gêné pour publier comme inédits des monuments qui avaient paru d’abord ici-même. Si ces procédés-là se généralisaient en Allemagne, nous finirions par user de représailles et ce ne sont peut-être pas nos livres qui en pâtiraient le plus. Cela dit, je reconnais que le travail de M. Herrmann est fait