‹ Chroniques d'OrientChapitre 270 sur 410 · Athen. Mitth., t. XIV, p. 67 et pl. II, III · texte numérisé non relu

Athen. Mitth., t. XIV, p. 67 et pl. II, III

servait aux sculpteurs se prêtait aux raffinements du modelé, plus la couleur devait entrer enjeu pour en compenser les insuffisances.

— A la dernière fête de Winckelmann (9 décembre 1889), M. Puchstein a émis une idée intéressante1. Constatant que les sculptures des frontons et de la frise du Parthénon sont les plus anciennes de celles que nous connaissons en Grèce où se révèle l’usage du foret, lequel n’a pas été employé par l’auteur des métopes, il propose de les attribuer à Callimaque qui, au dire de Pausanias, aurait le premier adopté cet instrument. Pausanias dit expressément (I, 26) que Callimaque, très habile praticien, était inférieur aux grands artistes de son temps, a- ïoîémv twv xpwiwv ; il aura donc bien pu être chargé par Phidias d’exécuter des sculptures d’après les dessins ou les maquettes du maître. M. Puchstein parait aller plus loin et considérer les frontons et la frise comme l’œuvre personnelle de Callimaque; c’est ce que nous ne sommes nullement disposé à admettre avec lui. Les copies de la Partliénos sont d’ailleurs un mauvais document sur la manière de Phidias, puisqu’une statue chryséléphantine ne pouvait pas être sculptée avec la liberté de style que comporte le marbre. Phidias n’est, pas l’auteur de toutes les sculptures du Parthénon, mais il en a certainement été l’inspirateur.

M. Doerpfelda motivé, avec un plan à l’appui, son opinion sur l’emplacement de la Chalcothèque, qu’il retrouve entre l’enceinte d’Artémis Brauronia et le Parthénon, le long du mur méridional de l’Acropole2. Quant au temple et à l’enceinte d’Athéna Ergané, dont l’existence avait d’abord été mise en doute par M. Robert3, M. Doerpfeld les rejette au rang des fables; on sait qu’Ulrichs avait été conduit à cette hypothèse, généralement adoptée depuis, par quelques dédicaces à A0r;vS Epyavr, (Jahn-Michaelis, p. 60) et une inscription en vers ( Corp . inscr. atlic., t. III, n°13J0). ’Epyâvïj et ’EpYoxovoç ne sont que des épithètes d’Athéna Polias. Reste, il est vrai, le passage corrompu de Pausanias, I, 24, 3, où Jahn admet une lacune; mais il n'est vraiment pas admissible de la combler avec la mention d’un temple d’ailleurs inconnu. Corruptis locis nihil probalur, disaient les vieux grammairiens. Là où l’on s’attendait à rencontrer ce temple d’Athéna Ergané, les fouilles ont mis au jour les restes d’un grand édifice avec vestibule qui ne pouvait pas être un temple et où M. Doerpfeld recon naît la Chalcothèque dont il est question dans un décret du vie siècle [Corp. inscr. attic., t. II, n° 61).

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