‹ Chroniques d'OrientChapitre 31 sur 410 · Phi/ologische Wochenschrift, 1884, p. 314 et · texte numérisé non relu

Phi/ologische Wochenschrift, 1884, p. 314 et

ments privés, surtout ceux du IIe ei du IIIe siècle après J.-C., ne sont pas moins intéressants ; beaucoup sont datés par les années de certains prêtres et portent la double indication de mois égyptiens et macédoniens.

Le Dr Krall a entrepris l’étude des papyrus hiéroglyphiques, hiératiques, démotiques et coptes ; les derniers surtout sont d’une importance capitale parce que tous les dialectes coptes y sont représentés. Les papyrus magiques, qui sont nombreux dans la collection, trahissent un singulier mélange de superstitions égyptiennes, grecques et hébraïques. Enfin, les documents en langues iraniennes et sémitiques, entre autres quelques textes pehlvis, ont été confiés au professeur Karabacek. Les papyrus arabes sont au nombre de plusieurs milliers, à partir de l’an 30 de l’hégire; les deux premiers en date sont les plus anciens documents connus de l’islamisme. Il esta prévoir que l’acquisition de l’archiduc Rénier réserve à la science bien d’autres surprises, car les papyrus qui la composent n’ont encore été étudiés qu’en partie et leur déroulement nécessite des précautions qui rendent le travail d’inventaire long et difficile1.

t. D’après les derniers renseignements donnés par l'Allgemeine Zeitung, on aurait encore découvert dans la même collection : 200 documents écrits dans l’alphabet éthiopien de Méroé; 24 papyrus en hébreu carré, les plus anciens connus; 181 vers de l'Iliade sur papyrus, d’époque alexandrine ; des fragments d’une épopée inconnue sur Phinée ; un 3" fragment de Thucydide; un Évangile de saint Mathieu sur papyrus, du m° siècle : un document de l’an 94 (règne de Domitien) ; un papyrus arabe de Van 30 de l'hégire , postérieur de dix-huit ans seulement à la mort de Mahomet et de neuf ans à la conquête de l’Égypte parles Arabes.

APPENDICE I

(REVUE ARCHÉOLOGIQUE, 1885, t. I, p. 263-270.)

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