Cf. Revue archéoL, 1889, II, p
Le dernier article de M. Léchât sur les statues archaïques de l’Acropole1 2 est consacré à l'étude de deux questions difficiles . la polychiomie et l’interprétation des sujets. Sur le premier point, 1 auteur est affirmatif : il distingue nettement la polychromie intransigeante des sculptures en tuf, de la polychromie plus discrète des ouvrages en marbre ; il n’admet pas que, dans ces dernières, les parties nues fussent coloriées comme le veut M. Treu ; il insiste sur le caractère conventionnel et décoratif de la polychromie, qui ne vise nullement à l’illusion. Peut-être n’a-t-il pas tenu assez compte des phénomènes chimiques qui ont altéré les couleurs, ou même fait disparaître les teintes supérieures pour ne respecter que les gros badigeonnages formant dessous a. Pour l’interprétation des statues, M. Léchât est plus réservé : il expose les différents systèmes, en montre les difficultés et ne conclut pas. Je persiste à croire que le moins objectionable est celui qui reconnaît des Athénas dans les statues féminines de l’Acropole.
Dans un travail très imporlant, mais qui n est pas facile à lire3,
M. Bolho Graef a essayé d’établir les points suivants : 1° le groupe des Tyrannicides n’est pas d’Anténor, mais de Critios; 2° ce groupe est sorti d’une école péloponésienne dont les œuvres se rencontrent dans le Péloponèse, en Sicile, ainsi qu’en Atlique et en Béotie ; elle attribue aux têtes des proportions caractéristiques que l’auteur appelle le canon olympien. L’expression sévère et presque triste qui les distingue est une réaction contre le maniérisme de l’école de Clnos ; 3° cette école est peut-être d’origine argivo-sicyonienne ; son influence sur Part attique indigène donna naissance au style de Phidias.
Pourquoi M. Graef et ses confrères ne publient-ils pas eux-mêmes, à la suite de leurs articles, des résumés analogues à celui-ci ? Craignent-ils que le résumé empêche les paresseux de lire le mémoire ? Mais ce serait plutôt un moyen de leur en donner envie.
— Tout ce que M. Graef dit d’Anlénor se fonde sur l’hypothèse de M. Studniczka ( Jahrb . d. Inst., t. Il, p. 135), d’après lequel la base portant le nom d’Anténor serait celle 'd’un& des statues archaïques trouvées sur l’Acropole, On sait que cette hypothèse a été foi tement contestée par M. E. Gardner (cf. Revue archéol., 1890, I, p. 262). La question a été examinée sur place par une commission composée de MM. Gardner, Wolters et Heberdey. Ce dernier a publié dans les