‹ Chroniques d'OrientChapitre 46 sur 410 · E ç-/)(/.îptç, 1884, p · texte numérisé non relu

E ç-/)(/.îptç, 1884, p

autre texte bien conservé de la même série, datant du Ve siècle, contient un permis du gouverneur de la province autorisant quatre soldats de la Ve légion à se rendre à Arsinoé (El-Fayoum), pour assister aux fêtes de Pâques. Un papyrus bilingue (gréco-latin) de la même époque se rapporte aussi à une décision du praefeclus Augustalis.

L’étude des papyrus arabes a fait découvrir une proclamation révolutionnaire de 867 après J.-C., qui montre sous sa forme originale le système ancien en usage pour désigner les voyelles; la notation actuelle ne date que du vin' siècle. Dans dix petites lettres écrites en arabe, de 812 après J.-C., dont quelques-unes sont encore pourvues de leurs cachets en argile, un fonctionnaire préposé au recouvrement des impôts adresse une commande de rouleaux de papyrus. Celte matière, à laquelle le papier de coton et de lin faisait déjà une forte concurrence, était devenue rare et coûteuse ; d’après les lettres en question, un rouleau de papyrus de 2 mètres de longueur et 0m,60 de hauteur coûtait environ 3 francs.

Russie méridionale. — Le gouvernement (russe a confié à un jeune archéologue, M. Latischew, le soin de réunir les inscriptions grecques et latines découvertes sur la rive septentrionale de la mer Noire. La dispersion de ces documents à travers un grand nombre de recueils, dont quelques-uns ne sortent guère de Russie, rendait l’exécution d’un pareil travail très désirable. M. Latischew a fait connaître ses recherches préliminaires au Congrès archéologique d’Odessa, dans la séance du 28 août 1884 La commission de publication, dont il fait partie, comprend encore les professeurs Pomjaloswky et Sokolow. Il a été décidé que toutes les inscriptions seraient revues sur les originaux ou du moins comparées à des copies plus anciennes. Le Corpus doit publier ou rééditer les textes antérieurs au christianisme découverts entre le Danube et le royaume du Bosphore inclusivement ; on laissera de côté les inscriptions du Caucase, qui ont récemment été réunies en un volume par M. Pomjalowsky, ainsi que les légendes monétaires et celles des inscriptions céramiques qui sont dans un rapport étroit avec les sujets représentés au point de ne pouvoir être publiées séparément. Nous regrettons cette dernière restriction, qui n’a heureusement pas arrêté les éditeurs du IVe volume du Corpus de Boeckh. La collection entière comprendra trois parties : 1° les inscriptions de Tyras, Olbia, Chersonnesos et d’autres localités depuis le Danube jusqu’au royaume du Bosphore; 2° les inscriptions du

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