Philologische Wochenschrift , 1884, p
royaume du Bosphore; 3° les inscriptions céramiques et la varia supellex. M. Latischew a déjà recopié les inscriptions conservées à l’Ermitage et dans les bibliothèques impériales de Saint-Pétersbourg. Dans l’automne de 1883, il a fait une longue excursion d ms la Russie méridionale, pour copier les inscriptions de Moscou, Charkow, Kertsch, la presqu'île de Taman, Theodosia, Sébastopol, Odessa, Cherson, Kichinew et Kiew. La quantité des documents recueillis par lui est déjà très considérable : il compte cent cinquante inscriptions d’Olbia, trente de Chersonnèse, etc. A l’époque du Congrès, six feuilles du Corpus étaient déjà imprimées.
Dans une autre séance du Congrès (29 août), le professeur Jurgewitch d’Odessa s’est prononcé pour l’identification d’Eupatorion avec Inkermann. M. Pomjalowsky a lu un mémoire (4 septembre) sur des collèges de l’ancienne Tanaïs que l’on connaît par des textes épigraphiques découverts en 1869 et 1870 à Nedwigovka. Tanaïs, dans les premiers siècles de notre ère, possédait un collège semblable aux collegia funeraticia, et un thiase auquel se rattachait une association éphébique. Le collège et le thiase avaient en commun le culte de la « divinité suprême », que les textes ne désignent jamais par un autre nom.
(REVUE ARCHÉOLOGIQUE, 18S5, t. II, p. 87-116.)
Athènes. — Le 31 mars dernier est mort à Athènes M. Stamatakis, le jeune éphore général des antiquités qui avait succédé en 1884 à M. Eustratiadis et dont nous avons fait connaître plus haut les brillantes découvertes sur l’Acropole*. C’est une perte vivement ressentie de tous les archéologues, qui attendaient avec impatience la suite des travaux de déblaiement dont M. Stamatakis avait pris l’initiative. Bien qu’interrompus par une fin prematuree, ils assurent à leui auteur un rang honorable, à côté de Ross, de Beulé et de Michaëlis, parmi ceux qui ont bien mérité de l’Acropole. La Société archéologique d’Athènes a résolu de lui élever un monument.
— L’architecte anglais M. Penrose, l’auteur de l’ouvrage célèbre Alhenian architecture (1851), s’est rendu à Athènes pour présider à la construction de l’École anglaise d’archéologie. En même temps, il a commencé quelques fouilles à l’Olympiéion pour compléter ses travaux antérieurs sur les courbes des monuments grecs.
Tirynthe. — A la suite des plaintes qui se sont élevées contie M. Schliemann, accusé d'avoir, au cours de ses dernières fouilles à Tirynthe, enseveli l'ancienne muraille d’enceinte sous les terres provenant de ses travaux, M. Doerpfeld a été envoyé à Tirynthe pour procéder au déblaiement complet de cette muraille. On annonce comme très prochaine la publication du grand ouvrage de M. Schliemann sur Tirynthe.
Crète. — La grande découverte épigraphique de l’année — la plus importante, peut-être, des temps modernes depuis celle du Marbre e