‹ Chroniques d'OrientChapitre 48 sur 410 · I. Revue archéologique, 1885, I, p · texte numérisé non relu

I. Revue archéologique, 1885, I, p

Paros — est due à MM. Halbherr et Fabricius. Ces deux savants ont déblayé à Gortyne,dans le lit d’un ruisseau, un mur circulaire portant une inscription de six cents lignes, en caractères archaïques et écrite boustrophédon. C’est tout un code de droit privé et criminel crétois, dont MM. Thenon et Perrot, en 1857, et M. Haussoullier, en 1879, avaient déjà recueilli deux fragments au même endroit. Le texte, publié d’abord sans commentaires dans le Museo Italiano 1 et les Mittheilungen des deutschen Instituts', a été supérieurement traduit par M. Dareste dans le Bulletin de Correspondance Hellénique 3 et par M. Comparetti dans le Museo Italiano *, avec un commentaire philologique et juridique très important. M. Lewy d'une part, MM. Bücheler et Zitelmann de l’autre, ont publié depuis le même texte avec commentaires et traduction en allemand. Ces travaux répandent la lumière sur un document de premier ordre, rempli non seulement de faits nouveaux, mais de mots et de formes inconnus à tous les lexicographes.

Lemnos. — L’ile de Lemnos, qui est reliée à Smyrne depuis quelques années par une ligne de petits vapeurs anglais, n’a été que fort rarement explorée depuis le voyage de M. Conze1 2 3 4 5. Au mois d’aoùt 1880, pendant la première année de mon séjour à l’École d’Athènes, je me rendis à Mudros, au sud de l’ile, sur l’aviso le Latouche-Tréville, et je fis quelques excursions à Drepanidi, à Palaeo-Kastro et aux environs. Mon inexpérience de la langue grecque et la défiance des habitants, qui s’imaginaient que l’aviso français venait rançonner leur île, entravèrent mes recherches et en abrégèrent la durée. Je n’ai publié jusqu’à présent qu’un seul texte de Lemnos : c’est un décret des clérouques athéniens d’Héphestia en l’honneur de l’Aréopage d’Athènes6 7.

MM. Cousin et Durrbach, membres de l’École française d’Athènes, se sont rendus à Lemnos pendant l’été de 1884 et ont fait connaître dans le Bulletin du mois de janvier 1885 le résultat de leurs recherches ’. La ville de Myrina [Castro), que je n’avais pas visitée, leur a fourni une inscription stoichédon du IVe siècle, décret rendu par les habitants de Myrina qui confèrent la proxénie à Polymnestos fils de Nomon. Ce

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