‹ Chroniques d'OrientChapitre 49 sur 410 · Bull, de Corr. Ilellén., 1885, p. 45 et suiv · texte numérisé non relu

Bull, de Corr. Ilellén., 1885, p. 45 et suiv

décret est remarquable par l’absence de tout préambule : il commence ex abrupto par èxetSv] âv?j p àyaSéç èoriv. Une autre stèle contient le commencement d’un décret rendu par les clérouques athéniens au iv° siècle, où se trouve pour la première fois la mention d’un épimélète ou surveillant envoyé par Athènes dans la clérouquie. Une troisième inscription est la fin d’un décret, rendu également par les clérouques de Myrina, qui accorde aux Chalcidiens fixés dans la ville (après 347?) une place pour élever une stèle en l’honneur de l’épimélète. Ces Chalcidiens sont des réfugiés, émigrés de la Chalcidique ou de l’Eubée après les événements qui troublèrent ces pays au IVe siècle, auxquels Athènes accorda des terres dans la colonie de Lemnos, avec des droits équivalents à ceux des métèques. L’épimélète Théophile, dont il est question dans ce texte, est mentionné comme un personnage connu à Lemnos dans le discours d’Hypéride pour Lycophron, qui avait été hipparque dans cette île.

Une inscription de Plaka, en l’honneur d’un amiral Neileus, fils de Pamphilos, qui parait, d’après son nom, être un Égyptien, donne à penser que Lemnos fut occupée pendant un certain temps par les Ptolémées, dont le marbre d’Adulis (■ C . I. G., 5127) atteste d’ailleurs la domination en Thrace.

Le travail de MM. Cousin et Durrbach contient encore un texte intéressant, que j’avais copié à Mudros en 1880. Je le publie ici avec quelques observations complémentaires. Les caractères, gravés irrégulièrement, appartiennent au ive siècle.

"Opo; f^']wp£o(u) [x]sxpapivo(u) èxt X[i5]rei ’OpyDsJfiiai HHHH.

Cette inscription est la borne d’un territoire vendu à réméré à des orgéons, c’est-à-dire aune communauté religieuse. On connaît plusieurs exemples épigraphiques de contrats de ce genre; M. Martha les a étudiés dans un article du Bulletin de Correspondance Hellénique (1877, p. 235), à propos d’une inscription de Spata (C. I.A., Il, 1 148) L Le contrat pignoratif, èxt Xdaei, consiste en ce qu’un propriétaire vend un bien dont il conserve l’usufruit, et dont il redeviendra propriétaire le jour où il remboursera la somme qu’il a empruntée. M. Foucart a réuni' des textes épigraphiques mentionnant des ventes à réméré faites à des sociétés religieuses : 'Opcç /copiou xexpap.évou spxviarxiç toTç [J.etz KaXXuÉXooç HHHHAA3. — Opsç yi oplcu xs-

1. [Voir maintenant Dareste, Haussoullier, Th. lteinach, Recueil des inscriptions juridiques grecques , 1891, p. 113.]

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