Cf. Ramsay, Hist. geogr. of As. Min., 1890, p
Aidan, à 5 milles vers l’ouest d ’lshekli. Eumeneia est bien connue : c’est Ylshekli moderne. La seule ville que mentionne encore Hiéroclès dans cette région est Seiblia, connue d’ailleurs par les monnaies ; son emplacement paraît être occupé aujourd’hui par Borna, où l’on retrouve différents vestiges de l’antiquité.
« Nous quittâmes la Phrygie Pacatienne pour pénétrer dans la Phrygie Salutaire par une route très importante, qui ne me paraît pas avoir été encore explorée : elle traverse le Douz-Bel à’Homa. au San dukli-Ovae t elle est aussi coupée par la route d ’lshekli (Eumeneia) à Konièh (Iconium). Nous suivîmes toute la plaine, du nord au sud, entre ûineir (Apamée) et Sanduldi : elle renferme quatre emplacements importants. L’un, à Mentesch, à quatre heures au sud-ouest de Sandukli, offre les ruines d’un théâtre1; les autres se trouvent à Kolch- Bissar, à Emir-Hissar et à Kara-Sandukli. Dans un article du Bulletin de C orrespondance Hellénique (1882, p. 503 et suiv.), j’ai émis 1 opinion que cette vallée alentour de Sanduldi contenait les trois cités de Brouzos, Hiéropolis et Otrous. Cette opinion est aujourd’hui pleinement confirmée. J’avais déjà identifié Brouzos avec Kara-Sandukli-, j ai maintenant le témoignage d’une pierre milliaire permettant de placer Hiéropolis à Kotch-Hissar. 11 est vrai que le nom d’Otrous ne figure dans aucune des inscriptions que j’ai découvertes; mais I’abondance des monnaies de cette ville dans les hameaux de la vallée est un argument qui s’ajoute à ceux que j’ai déjà fait valoir dans le Bulletin et le Journal of Bellenic Studies. Je place aussi la ville de Stectorion et le tombeau de Mygdon(Pausanias, X, 27, 1) à Emir-Hissar-, c est là du reste une simple conjecture, fondée sur ce fait que des monnaies de Stectorion m’ont par deux fois été offertes dans cette vallée et qu une rangée de tumulus, dont l’un est très grand, s’étend à un demi-mille de l’emplacement présumé de la cité. J’ai déjà souvent exprimé 1 opinion que Stectorion se trouvait dans ces parages; 1 oi die suivi par Hiéroclès est un témoignage qu’il est impossible de récuser.
« J’ai acheté dans les environs une monnaie avec la légende l€POnO- A61TC0N : le style de cette pièce et sa provenance montrent que j avais en partie raison lorsque j’écrivais, dans le Bulletin de Correspondance Hellénique (1882, p. 506), que les monnaies portant cette légende doivent être rapportées à Hiéropolis et non pas à Hiérapolis dans la vallée de Méandre. 11 faut néanmoins admettre que les bronzes d’Hiérapolis portent aussi quelquefois la légende lëPOn. Nous possé-