‹ Chroniques d'OrientChapitre 58 sur 410 · Meister, Die griechischen Dialekte, t. I, 1882, p · texte numérisé non relu

Meister, Die griechischen Dialekte, t. I, 1882, p

2. Le même texte a été publié depuis par Al. Papadopoulos Kerameus, dans le IIapccpTï)[j.oi du Syllogue de Constautiuople, 1884, p. 61.

3. Zeù; "H'/ao; est mentionné dans deux inscriptions, C. I. G., 4590 et But/, de Coït. Hellén., VI, 191.

géant, qui rappelle d’une manière frappante les types analogues de la Gigantomachie de Pergame.

Pompéiopolis. — D’après une lettre adressée à VAcademy (n° 673), la construction du chemin de fer entre Mersina, Tarse et Adana a pour résultat la destruction des colonnades de Pompéiopolis, qui sont exploitées comme carrières. Cela est d’autant plus fâcheux que les inscriptions de cette colonnade n’ont pas encore toutes été déchiffrées1 2. Nous signalons cet état de choses à la direction du Musée de Constantinople. M. Dumont avait prédit, dès 1868 {Revue archéologique, 1868, II, p. 239), que la colonnade de Pompéiopolis serait un jour la victime du vandalisme : « C’est heureux pour les monuments de l’antiquité que l’Orient soit dépeuplé. Les ruines de Pompéiopolis ont l’avantage d’èlre situées dans une région presque déserte, mais on peut prévoir le jour, surtout si la prospérité de Mersina continue à se développer, où le voyageur trouvera l’emplacement qu’elles occupent aussi peu encombré et aussi uni que l’esplanade des Invalides ou le Champ de Mars, s Espérons que cette prophétie ne sera vraie qu’à moitié.

Odemisch. — A4 kilomètres au nord-ouest de la ville d’Odemisch, en Lydie, se trouve le village de Tapai s, construit auprès des ruines de l’ancienne Hypaepa, auxquelles les Grecs ont conservé le nom d ’Hypaepis. Découvertes il y a un demi-siècle par Texier3 4, les ruines d’Hypaepa n’ont guère attiré les voyageurs ; c’est encore au livre de Texier qu’il faut avoir recours pour être renseigné sur leur aspect général *.

« Hypaepa est placée sur la pente du Tmolus, aux abords d'une plaine élevée et entourée de montagnes; son enceinte est coupée par un ravin profond, dans lequel il n’y a de l’eau qu’une partie de l’année. Cinq ponts antiques étaient jetés sur ce ravin; on en voit trois qui subsistent encore. En suivant la pente de la montagne du côté du nord, on reconnaît une grande partie des murailles ; elles sont construites en petits moellons de gneiss, et ne paraissent pas remonter à une haute antiquité. La ville

1. Pottier et Beaudouin, Bulletin de Correspondance Hellénique , 1880, p. 75- 76; Langlois, Revue archéologique, 1853, pl. 218 et 219; Tour du Monde, 1862, I, p. 328.

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