Et non Tapoë comme écrit Texier
3. Leake ( Asia Minor, p. 256) plaçait par erreur Hypaepa à Beréki.
4. Texier, Asie Mineure, collection de T Univers pittoresque, p. 248 et suiv. ; Description de l’Asie Mineure, t. III, p. 10 et suiv.
d Hypaepa a été florissante, même sous l’empire byzantin On y trouve quelques débris d’architecture chrétienne... Dans le voisinai du pont on remarque l’entrée d’un souterrain taillé dans le roc, qui conduisait sans doute hors des murs; mais aujourd’hui les éboulements empêchent de le parcourir dans toute son étendue. Je remontai le ravin jusqu’au second pont, que je traversai, et j’entrai dans un vaste champ planté d’oliviers d'une grosseur prodigieuse. C’est dans cet endroit que l'année précédente, on avait opéré des fouilles pour l’extraction des marbres - en effet, un des plus grands édifices de la ville se trouvait placé en ce lieu Il existe encore une longue galerie souterraine, qui, par sa construction' paraît avoir appartenu à un grand temple. J’y pénétrai avec quelque dif’ Acuité, et j’observai avec étonnement un genre de construction qui parait tout à fait étranger à l’art romain. Cette galerie se compose de deux cor ndors parallèles de 4m, 30 de largeur; le mur de séparation a lm 70 d’é paisseur, renfermant dans sa construction plusieurs fûts de colonnes de granit. Leur diamètre est de l-,20; ils sont bruts à la surface et espacés de 3™, 92. Ces fûts de colonnes sont reliés par une muraille également en granit, mais faite de petits moellons avec des arcs de décharge formant une sorte de niche; les colonnes entrent dans le sol, qui est couvert de décombres, et pénètrent par le haut dans l’épaisseur des voûtes de la °iene. C’est évidemment la substruction d’un portique dont les colonnes correspondaient aux fûts qui sont dans la galerie. D’après la disposition du lieu, il est à croire que cette galerie appartenait à un temple mais d’une construction différente de ceux des Romains; l'espacement des co lonnes et le soubassement sont tout à fait en dehors des règles de leur architecture. C’est peut-être là que se trouvait le temple dédie?à une divinité persique, et dont Pausanias a parlé...
“ Le théâtre est situé sur la colline de l’autre côté du pont. La scène n’a que 65 mètres de diamètre; les gradins, qui étaient de marbre ont été enlevés, et les restes d’un four à chaux attestent que les Grecs’ ont employé jusqu’aux derniers débris de cet édiflce; il ne subsiste aujourd'hui que le mur de soutènement des gradins, qui étaient en petits moellons de granit. Les ruines du proscenium ont fourni environ vin^t voitu" rées de marbre pour l’église des Grecs. La statue de Vénus a été trouvée dans l'angle à droite de l’orchestre1. Les ruines d’un édiflce composé de plusieurs salles existent encore au bas de la colline. Plus loin, on aperçoit un soubassement de bonne construction, sur lequel était un petit temple dont les colonnes sont cannelées en spirale; les murailles sont bien conservées. Dans cette partie, on aperçoit encore une petite poterne.
L etendue de la ville d'Hypaepa ne m’a pas paru différer beaucoup de celle d un grand nombre de villes anciennes; il faut croire qu’elle a été beaucoup augmentée depuis le temps d’Ovide. »
L Texier, Description de l'Asie Mineure, t. III, p. 10 : « Ou trouva dans les touilles une statue de Vënus qui a été transportée à Demich et qui sert à sou-