‹ Chroniques d'OrientChapitre 78 sur 410 · Cf. Delattre, Lampes chrétiennes de Carthage, p · texte numérisé non relu

Cf. Delattre, Lampes chrétiennes de Carthage, p

A quelques exceptions près, toutes les statues trouvées à Dali, dont le sanctuaire était consacré à Aphrodite, sont des statues féminines. 11 en est de même à Achna, tandis qu’à Yoni où régnait Apollon, toutes les statues sans exception sont viriles.

Les ossements mêlés aux cendres se sont rencontrés en assez grand nombre. M. Richter n’a pas reconnu d’ossements humains, mais surtout des os de moutons et, détail à noter, le crâne d’un lièvre1.

Tandis que les sanctuaires cT Achna et de Voni, qui appartiennent plutôt à l’époque hellénique, n’ont pas donné un seul fragment de poterie à cercles concentriques et à point central, les vases de cette espèce se sont rencontrés en foule à Dali, dont le sanctuaire est surtoutgrécophénicien.

Les terres cuites sont au nombre de plusieurs centaines. Les plus communes sont d’un style fort grossier et modelées à la main. Voici, d’après M. Richter, les types qu’il a le plus fréquemment observés :

1° Des personnages en prière, tous féminins, à l’exception d'un seul et d"un petit nombre d’enfants. Ces orantes ont les bras levés ; la tète est enveloppée d’une espèce de turban très bas, plus rarement d’une mitre. Les physionomies sont caractérisées par la grosseur démesurée du nez, parfois relevé à l’extrémité; c’est là, avec la grandeur excessive de la tète par rapport au corps, un trait distinctif des statuettes chypriotes de style phénicien. Le menton est toujours fortement marqué. Les figurines sont faites à la main, le nez, les oreilles et les attributs sont généralement des appliques. Le turban a été souvent fait à part et appliqué comme un véritable morceau d’étoflè sur la tète de la figure. La plupart des orantes sont peintes, soit avec des bandes noires, soit avec des bandes rouges et noires. Les yeux sont indiqués par des cercles noirs en forme d’amandes avec des points noirs marquant les pupilles. Le type général et la technique rappellent les ligures 376, 394, 396, 403 publiées dans le troisième volume de MM. Perrot et Chipiez.

2° Des musiciennes, surtout des joueuses de tambourin, de harpe et de lyre. Les joueuses de flûte, que l’on trouve fréquemment ailleurs,

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