‹ Chroniques d'OrientChapitre 83 sur 410 · Deuxième partie. Pages 23 à 35. Suite et lin des lettres xoû Mï]8s!aç · texte numérisé non relu

Deuxième partie. Pages 23 à 35. Suite et lin des lettres xoû Mï]8s!aç

©socpdvouç yat tptXoaotpou ’ApocpouxÇ-q.

Pages 36 à 45. ’lwàvvou MrjxporaXixoû Eû^aixfiv 'Ay.oXoyLXY) X'jyypaçr;.

Pages 46 à 54. 'FtXoSéou Sï)Xv6pîa; pioypacpca Maxapiou xoû 15 ’Etia; (commencement).

IIAPAPTHMA TOY IF' TOMOY, 1885. II.

Pages 1 à 8. Rapport de M. Papadopoulos sur ses recherches paléographiques à Constantinople et dans la région du Pont.

Pages 9 à 35. Six Lettres inédites de Julien l’Apostat, découvertes dans le monastère de Chalki, près de Constantinople, publiées et commentées par M. Papadopoulos Kerameus. Le texte des lettres occupe les pages 22 à 26. La troisième (p. 24), adressée à Théodore, grand prêtre d’Asie, contient la phrase suivante : "Ouxe pot Soxeî xo pèv npôxepov Swxpcéxîi npoarixstv, xo bîéxepov 8\ olpac Mouxomw. ’ExeTvoç pèv yàp Ipy, oxt pr( 0s‘( ixov dvSpa oxo'jôaïov ixpoç xo'j xù>v ^stpovcov xat cpx ûXcuv [lXaër|vai. O AE EIIEME- AETO PYAP QN ô7ir)VLxa tpsiiysiv oùxbv ixéxxxxe Népwv. Ces mots avaient été cités par Suidas (s. v. Mouaémo;) avec la corruptela à 51 èitîpiXsxo gap&v (xoexeori xec^cov • pdpxtç yàp xà xEr/r,), ce qui a conduit les modernes à faire de Musonius tantôt un ingénieur, tantôt un vérificateur des poids et mesures. Le texte authentique, à 61 èuEpiXexo rudpiov, a pour commentaire le passage de Philostrate dans la Vie d' Apollonius (VII, 16, 2), d’après lequel Musonius Rufus, exilé par Néron à Gvaros, avait découvert une source dans cette île aride et mérité ainsi l’admiration des Grecs, pour qui la source nouvelle était devenue un lieu de pèlerinage. Ross, en 1841, a retrouvé cette source avec la trace des travaux antiques de canalisation (Inselreisen, 1841, p. 171, xxvY lettre). Nous avons communiqué l’heureuse correction du manuscrit de Constantinople à l’Académie des inscriptions, dans sa séance du 6 novembre 1885.

M. Papadopoulos a publié aussi (p. 27 à 34) un manuscrit d’extraits des lettres de Julien, qui fournit quelques utiles indications pour la constitution du texte.

Pages 36 à 48. Aiëaviou ÈTtioxoXou, Alqto7ueîo! pû0oi xoù aùxôypacpoi ÊmxxoXai

Ntxo/.dto’j KocêauiXa, analysées par M. Papadopoulos Kerameus d'après un manuscrit de Chalki.

Pages 49 à 61. Tableaux de concordance : 1° des Lettres de Phalaris dans un manuscrit de Chalki avec les numéros de l’édition de Hercher; 2°-4° des Lettres de Libanius dans trois manuscrits de Chalki, avec les numéros de l’édition de Wolf; 3° premiers et derniers mots des fables ésopiques conservées dans un manuscrit de Chalki.

Pages 65 à 68. ’AvriSoXi] toô inrô W. Wagner èx5o01vi:oç nouXoXôyou itp'oç Aî^giaxov xiva xwSixa. (Cf. Wagner, Carmina graeca meclii aevi, p. 179-198.)

L’indication du contenu de la MaupayopîâTstoç (3t6Xto6^xr), qui formera un volume petit in-4° d’au moins trente feuilles, ne donne qu'une faible idée des laborieuses et savanles recherches du jeune paléographe chargé de la diriger. M . Papadopoulos Kerameus a fait preuve, dans ce travail difficile et, à tout prendre, quelque peu ingrat, d’une activité et d’une érudition dont on ne saurait le féliciter assez hautement. Le Syllogue ne pouvait faire un meilleur choix pour remplir les intentions du généreux donateur dont le souvenir sera dignement perpétué par la Bibliothèque Mavrocordatos1.

Salomque. — M. de Sainle-Marie, l’explorateur de Carthage, qui a récemment été nommé consul à Salonique, vient d’adresser à M. Perrot l’estampage d’une inscription grecque découverte dans cette ville. H. 0m,22; 1. 0m, 20. Au registre supérieur, deux mains supines ; au-dessous :

€ATHC ÀIONYCIGO TGÛANAPIMNH MHC XAPIN

’EAtkç Aisvjjûù tw àvSpi [vrrt-

fis y.*?'-'1-

Un chercheur aussi heureux et aussi infatigable que M. de Sainte- Marie, qui parle presque toutes les langues modernes de l’Orient, peut rendre de grands services à la science dans le pays si fertile en inscriptions où il réside. S’il a l’occasion de parcourir un jour son domaine du côté de Dédé-Agatch, nous nous permettons de lui recommander Baloustra et l’emplacement présumé cl’Abdère, terme

1. M. Padadopoulos me prie d'insérer ici les corrections suivantes au texte des lettres de Julien : P. 22, 1. 32, 9 y h as; p. 23, 1. 11, 8v ûuôa'X'u î P' 24, 1. 10, av ÈOsXoeç; ibid ., 1. 11, àupovspoi ; p. 2o, 1. 16, or,[i.alvu au lieu d’sp.p.svüj. La justesse de ces conjectures est évidente.

incognilae où l’on serait sûr de ne découvrir que des inscriptions inédites.

Piiilippopolis. — Nous devons à l’obligeance de M. Arthur Engel communication d’une lettre de M. Tacchella, conservateur de la Bibliothèque de Piiilippopolis, à laquelle nous empruntons les renseignements suivants :

« J’ai fait retirer d’un village voisin et transporter au Musée un joli buste en marbre qu’un paysan a déterré près d’un tumulus. Ce buste, presque de grandeur naturelle, est en parfait état. Il représente un homme d’une quarantaine d’années, la barbe courte, la tète nue, les épaules couvertes d’un paludamentum. Il me paraît beaucoup ressembler à Vespasien.

« Dans un autre village, j’ai relevé un bloc en marbre portant l’inscription suivante :

NON KAI2APA 2EBA2TON TEPMANIKON AAKIKON Tl KAAYAIOC TTOAE MAPX02 APX1EPEY2

« Il parait que cette inscription commençait sur un autre bloc semblable superposé et continuait sur un troisième placé au-dessous; le NON du début compléterait TPAIANON, »

Adam-Klissi. — - Nous recevons communication d’une notice de M. Chousserie, gérant actuellement le vice-consulat de France à Kustendjé, relative à la tour d’ Adam-Klissi dans la Dobroudja. Voici les principaux passages de cette intéressante notice sur un monument romain encore mal connu :

« Le voyageur arrivant par le Danube et désireux de visiter cetle ruine doit prendre à Cernavoda une voiture qui le conduira, en suivant la rive du fleuve, jusqu’au village de Rassova, situé à 22 kilomètres en amont. Là, faisant un coude brusque, la route devient perpendiculaire au fleuve et arrive à Adam-Klissi après avoir contourné le lac Baccio. Le trajet dure cinq heures. Quant au voyageur qui part de Kustendjé, il s’arrête à la station de Medjidieh, d’où une voiture tartare le transporte en quatre heures à Adam-Klissi, à travers une série de vallées et de collines nues.

« La tour, que l’on aperçoit d’une distance de 8 kilomètres à cause de sa situation sur un peint culminant qui domine la plaine, est une

grosse masse de pierre ayant, d'après Peters1 2 3 *, 35 pieds de hauteur et 55 à 60 de diamètre. M. Rémus Opréan, ancien préfet de Kustendjé, évalue les dimensions de la tour à 15 mètres de hauteur et 20 de largeur*. M. Michel Soutzo, dans son étude sur les monuments antiques de la Dobroudja5, donne, pour les mêmes dimensions, 10 mètres en hauteur et 15 en diamètre, mais il avoue ne les avoir pas mesurées. Les vraies dimensions de cette tour, autrefois plus élevée, sont 15 mètres de hauteur et 16 de diamètre.

« Les pierres de revêtement, en calcaire coquillier très dur, sont superposées sans mortier ni ciment et fixées à d’énormes blocs cubiques intérieurs par un béton si résistant qu’il est presque impossible de les détacher sans le secours de la mine. Les pierres, déjà tombées et retrouvées dans les buissons au pied de la tour, ont une hauteur de 0m,80, une largeur de 0m,60 et une épaisseur de 0m,35. Les petites cavités en queue d’aronde que l’on observe sur chacune d’elles prouvent qu’elles étaient reliées par des coins dont on ne trouve plus trace.

« Sur le sommet de la tour, où l’on monte par un escalier taillé dans la pierre, on aperçoit un trou d’un mètre carré d’ouverture donnant accès dans l'intérieur. Cette cavité n’a pas été explorée, mais on voit dans la plaine, vers le nord-est, une ondulation de terrain commençant à quelque distance de la tour et aboutissant à d’imposantes ruines situées à 3 kilomètres plus loin. Ces ruines sont probablement celles d’un camp fortifié, qui présente encore des restes de remparts, de fossés, de murailles, et une porte cintrée sur le devant. Ne serait-il pas possible que l’ondulation de terrain dont j’ai parlé recouvre une voie souterraine établissant une communication entre la tour et le camp?

« A une distance de 15 mètres tout autour du monument, on a découvert, au ras du sol, une construction en maçonnerie que l’on suppose avoir servi à assurer le sol qui pouvait se mouvoir sous le poids énorme de la tour. Nous y verrions plutôt un mur d’enceinte. On a effectué des sondages n’ayant pas dépassé 2 mètres sans parvenir à la base du mur.

« Au sommet de la tour se trouvent des restes de statues colossales. Les pierres composant l’enveloppe extérieure sont toutes sculptées. Du côté nord, elles représentent des guerriers et des scènes militaires ;

1. Peters, Grundlinien zur Géographie der Dobrudscha , Vienne, 1867.

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