‹ Chroniques d'OrientChapitre 90 sur 410 · un'). Trouvée à Gentiz · texte numérisé non relu

un'). Trouvée à Gentiz

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« A la Déesse Mère, Amias a dédié cet ex-voto (pour elle-même) et pour son mari Apellas. ».

Toutes les fois que les éditeurs du Mcuseïov signalent une inscriplion surmontée d’un bas-relief, nous ne pouvons nous défendre d’un regret. Pourquoi l’art de la photographie, le plus facile de tous, cet art à la portée du premier enfant venu, n’est-il pas plus répandu parmi les archéologues? Pourquoi ne donne-t-on pas au moins la silhouette de ces bas-reliefs dont la description pique notre curiosité sans la satisfaire ? L’École française d’Athènes possède enfin quelques jeunes savants qui ont été formés par M. Balagny à la pratique de la photographie sur papier sensible ; ce serait un beau travail pour l’un d’entre eux d’aller rechercher les textes publiés par le Mouueîov et d’en faire connaître des fac-similés exacts, au moyen de calques ou de copies au pantographe prise sur les clichés photographiques.

— Trois des marchands d’antiquités les plus expérimentés de la ville de Smyrne viennent de disparaître : MM. Sophokles et Leandros sont morts, M. Siméon Passadopoulos a suspendu son commerce. Ce dernier possédait, enl880, une collection très importante de bijoux et de monnaies antiques, ainsi qu'une fort belle tète en marbre de Jupiter Sérapis que j’ai eu l’occasion de dessiner chez lui. Je reproduis ici ce dessin, ne sachant pas ce que le marbre original est devenu. La tête a 0,n,23 de hauteur.

Myrina. — M. Baltazzi nous signale une nouvelle statuette à Myrina avec la signature NIKOCTPATOT. Cette signature est à joindre à celles que nous avons déjà publiées à diverses reprises1.

— Dans le premier fascicule de YArchaeologische Zeitung de 1885,

1. Bull, de Corr. He/lén ., 1883, p. 204 et suiv.; Rev. arch ., 1883, II, 64, 123; 1884, II, 94. Cf. Arch. Zeitung , XXXV, 104; XL, 280; [Nécropole de Myrina, p. 174, 594.]

M. de Duhn a publié un article sur les représentations de Charon dans l'art altique (p. 1-23). Le savant archéologue allemand a fait connaître par l’héliogravure un groupe en terre cuite récemment acquis par le Musée de Berlin, qui représente Hermès conduisant une jeune fille vers la barque infernale. Ce groupe, d’une beauté et d’une conservation peu communes, rappelle une célèbre composition, en terre cuite également, qui a passé, en 1883, des mains d’un amateur parisien dans la collection du prince de Liechslenstein à Vienne1. M. de Duhn le rapproche aussi de plusieurs peintures de lécythes blancs, déjà étudiées par M. Pottier, et de quelques peintures atliques du même genre appartenant au Musée de Berlin. Il nous semble que le parallèle le plus frappant a échappé à M. de Duhn : nous voulons parler du bas-relief sculpté sur le vase funéraire en marbre que l’on appelle ordinairement vase de Myrrhine et qui appartient aujourd’hui, si nous ne nous trompons, à un collectionneur athénien2. On dirait que I habile coroplaste qui a modelé le groupe de Berlin a eu sous les yeux, en même temps que les lécythes atliques, le vase décrit par M. Félix Ravaisson. M. de Duhn pense que le groupe de Berlin est du ve siècle et que celui de Vienne appartient au iv* ; sans vouloir discuter une question aussi délicate, nous nous contenterons de demander à quelle époque de Part attique ou gréco- romain la draperie d’une femme a été traitée comme l’est celle de la jeune fille du groupe de Berlin? Ces groupes en terre cuite sont peut-être admirables, mais quel malheur que l’admiration qu’ils inspirent ne soient jamais exempte de quelque malaise ! L’incerlitude principale porte toujours sur la question de provenance. Voici ce qu’écrit M. de Duhn au sujet du groupe de Berlin : « La provenance de ce bas-relief est inconnue; le marchand donna simplement l’indication qu’il était venu d’Asie Mineure. Mais en tenant compte de l’avertissement de Reinach3, on fera bien d’être sceptique à l’égard d’indications de provenances asiatiques qui ne seraient pas attestées d’une manière indubitable. Un relief en terre cuite représentant une pareille scène et de cette époque, c’està-dire de la fin du v° siècle, ou du commencement du ive siècle, semble bien plutôt avoir été trouvé , ou du moins fabriqué en Attique. »

M. de Duhn a mille fois raison quand il se défie des provenances

1. Froehner, Collection C. Lécuyer, Paris, 1883, pl. N; en zincogravure, Arch. Zeit., 1883, p. 10.

2. Publié en photographie parM. Ravaisson, Le monument de Myrrhine, Paris, Chamerot, 1876. (Extrait de la Gazette archéologique.)

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