Ibid., t. X, pl. VII
anse de bronze sans valeur. Le tombeau porte des inscriptions sur ses quatre faces.
Une grande plaque avec inscription funéraire et bas-relief a été trouvée à Domoco, près deNarlhakion, et déposée à la démarchie.
Juillet 1885. — L’Éphorie générale a reçu :
1° Deux miroirs en bronze, dont l’un (diam., 0m,083) est parfaitement conservé et porte sur une face un excellent bas-relief représentant Europe sur le taureau , avec un dauphin au-dessous. L autre miroir est en morceaux et il n’en subsiste que les deux tiers : il porte une remarquable figure de Néréide montée sur un hippocampe. Ces miroirs ont été découverts, avec quelques vases sans importance, au lieu dit xàv (*> Map.ooXa près d’Érétrie, où ils ont été confisqués au nom du gouvernement parle lieutenant Oiconomopoulos;
2° Un bas-relief en forme d'édicule, avec une inscription dans le fronton et sur l’épistyle. C’est un banquet funéraire (homme couché sur un lit tenant une couronne dans la main droite, un vase dans la main gauche; près de lui une femme assise, et devant le lit une table chargée de mets). Cet objet a été découvert à Varna et a été envoyé comme présent au gouvernement grec par le consul hellénique Papadopoulos;
3° Trente-cinq monnaies, dont vingt et un didrachmes d’Àlexandie et trois didrachmes de Philippe découvertes à Cyparissia et remises au ministère par Yinventor;
4° Une statuette en bronze très archaïque (haut., 0m,15), représentant un homme coiffé du bonnet phrygien, les jambes adhérentes, une main levée, l’autre abaissée;
5° Une tète en marbre d’éphèbe, de style romain, un peu plus petite que la demi-grandeur naturelle.
Ces deux objets ont été trouvés près de Delphes au cours de la construction d'une route.
D'autres objets ont été laissés aux Musées de province. Ce sont :
1° Un bas-relief funéraire (deux figures, dont l’une tient un enfant), avec inscription, trouvé à Érétrie en même temps que les miroirs signalés plus haut et déposé au musée de la ville ;
2° Deux pierres d’une base circulaire avec une inscription contenant le nom de deux sculpteurs thébains, trouvées à Atalanti ‘.
Des fouilles ont été instituées à Tanagre par M. D. Giagiân, sur un terrain qui lui appartient et sous la surveillance de M. Koromantsos. On a trouvé sept inscriptions et quatre statuettes en terre cuite dont
Cf. ’Ecpr)(j.ep:ç, 1885, p. ÎOI.
deux intactes. D’autres fouilles entreprises à Tanagre par M. J. Pasali ont fait découvrir un bon nombre de tombeaux, mais aucune antiquité importante.
L’Éphorie générale a commencé une fouille près de 1 Aréopage, pour retrouver les fondations du lemple de Denys 1 Aréopagite. Le sol du temple a été mis à nu et l’on a découvert un fragment de basrelief d’époque grecque, un chapiteau byzantin et trois chapiteaux ioniques, dont deux proviennent d’une construction grecque ancienne. Ces chapiteaux étaient encastrés dans le mur du temple. On a trouvé en outre beaucoup de tombeaux chrétiens remplis d’ossements, avec des fragments de verres irisés. Au delà de l’entrée du temple on a exhumé une partie d’un ancien mur hellénique, faisant suite à celui dont on voit les traces au nord du temple. On se propose de suivre méthodiquement les traces de ce mur.
Août 1885. — Les objets suivants ont été déposés à l'Éphorie générale :
1° Un bas-relief de bon style grec, représentant un éphèbe nu diadémé, trouvé dans une maison sur la pente nord de l’Acropole d’Athènes ; on a recueilli au même endroit plusieurs inscriptions et. fragments de slatues, qui ont été offertes au ministère par l’Université, propriétaire de la maison ;
2° Une inscription terminale et une base de statue trouvées dans l’église de Saint-Luc à Patissia ;
3" Une base avec l’inscription ’ASp'.avw OXop-iw , trouvée à Athènes ;
4° Deux haches et une faucille de bronze trouvées à Némée.
A Mégare, un paysan a découvert dans son champ deux statues de femmes acéphales d’époque romaine et de grandeur naturelle. A Carditza en Thessalie on a trouvé un tombeau avec une inscription et un bas-relief représentant le mort et deux porteurs d offrandes. La construction d’une route près de Mégalopolis a fait découvrir une base avec une dédicace à M. Tcrtisv SxsStavov, va ts à'/Cha icoXiTeusap,svov ipiXo'uîp.to; xal àywvoGevijuxvTa t ûv Atxai'cov xxi Kataapuov.
Les fouilles de Tanagre ont porté sur quatre-vingts tombeaux, les uns construits avec de grandes plaques de tut, les autres en terre cuite. La plupart des tombes avaient été violées. On a recueilli en tout treize inscriptions, douze figurines de femmes, deux ornements en or en forme d’amandes, des strigiles, des lampes et des lécythes.
Septembre 1885. — On a transporté à Athènes une statue de femme archaïque et une tête barbue trouvées à Délos par l’Ecole française en 1883 et 1885. L’Éphorie a encore reçu deux épitaphes et
un bas-relief funéraire découverts à Athènes, à l’angle de la rue Sophocle et de la rue du Parlhénagogéion, une épitaphe trouvée dans une maison de la rue Colocotroni et quelques autres marbres également exhumés à Athènes.
A Sparte, on a trouvé un très beau bas-relief représentant un homme tenant une lyre et une femme tenant une coupe; deux oiseaux sont plac's à leur pieds. Près d’Érétrie, on a découvert une partie d’un édifice circulaire en pierres calcaires et tout auprès une statue d’éphèbe drapé, haute de 2 mètres, avec deux dédicaces dont l’une est ainsi conçue : KXeivsc/.ov AuawSpso ’Ap,®'.xpar/)ç Auaavîpou tov sîutiu aiXo'i. Ces découvertes et trois autres inscriptions (dont l’une archaïque, opa? 0ïj xr^), ont été transportées à la démarchie.
A Tanagre, les fouilles entreprises aux frais de quelques particuliers ont donné quinze nouvelles inscriptions et trois statuettes en terre cuite, dont la plus belle est un Satyre assis. On voit que s’il reste des tombeaux à fouiller dans la nécropole béotienne, les statuettes de prix y sont devenues assez rares pour décourager les recherches des spéculateurs.
Septembre et octobre 1885. — L’Éphorie a reçu neuf statuettes découvertes à Tanagre au cours des fouilles de M. Giagiân; cinq sont des figurines de femmes debout et l’une représente une femme assise, dans l’attitude (suivant M. Cavvadias) de la Tyché d’Eutychidès à Antioche. On a laissé à l’inventeur les statuettes de moindre valeur et trente-huit inscriptions, découvertes au cours des fouilles, ont été placées dans le Musée de Tanagre. L’Éphorie a fait transporter à Athènes les fragments des frontons du temple d’Athéna Aléa conservés depuis 1865 à Tégée, à savoir deux tètes viriles et une tète de sanglier, qui ont été déjà gravées plusieurs fois 1 . M. Kotsaridis, possesseur de la moitié d’une des tètes, a cédé ce marbre au gouvernement. Les Musées athéniens se sont également assuré la possession d’une belle tête de femme en marbre, de grandeur naturelle, trouvée à Lerne et déposée pendant quelque temps au Musée d’Argos2.
Le 11 novembre, la Société archéologique a recommencé les fouilles sur l’Acropole; nous avons dit plus haut avec quel succès.
Les fouilles de l’École française à Acraephiae (temple d’Apollon Ptoïos) ont donné pendant la campagne de 1885 3 :
1° Un lébès de bronze de grande dimension, mais mutilé, dont les