CHAPITRE CGLXXXII
Comment il arriva ung légat à Bruxelles avec le cardinal Batue dèver».
IfiduCi
Or avant que le comte de Saint-Pol, connestable, pot oncques partir de firusselles, ceste première fois, le cardinal d'Angiers y arriva, cely qui se nommoit Balue ; et le prochain jour après y arriva aussi un légat du pape, arcevesque de. Milan , que le roi avoit pratiqué de faire descendre , ceimaginoit-on , de par le Saint-Siège, pour faire rompre ceste armée, aveucques aulcunes autres choses. Dont, du légat le duc fit grande estime, mes du cardinal très petite ; el ne le voult oncques souffrir venir devers ly. Ces deux venus donçques à Brusselles, le connestable de France partist à toute haslé et s'en rai la devers le roy, qui n'y demora que une nuit qu'il ne s'en revint à tue-cheval; et trouva encore le due qui partoit de Brusselles , pour aller à Louvain, là où tout convenoit siévir, et légat et connestable; et estôit tout ^ fait; et l'au* bergon estoit mis au dos; si n'y avoit de merci Dieu, ne de faire prière d'assiète. Toutefois et
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d'entrée , quant le légat fnt arrivé , le duc lui fit défendre que venant devers Ij pour estre oy , il ne lui parlast de nulle rompture de son armée, ne de nulle pacification ; car en vain s'en travailleroit. Mes de toutes autres choses quelconques il l'ascouteroit volentiers, et besoigneroit aveucqqes ly en cas possible; et le fit seubtilement entretenir avant que venir vers ly sur quels points il pooit estre venu là. Sisceut aucques près tout sur quoi, comme fin homme toutefois que le légat feust. Siques il y vint et ne parla de nulle rompture ne de nulle pacification; car avoit bien été escolé; mes parla sur d'autres matières, dont le duc fit courtoise responce; et sur les articles tels qu'ils estoient, il le renvoya à son chancelier pour besôingnier sus; et lui ordonna de demorer à Louvain , jusques au retour de son armée, là où tout se parferoit ce qui seroit de faire.