CHAPITRE CGCIV
Comment le dac Charles ^ une moult belle response aox sappUans f non obtempérant à lear requeste dudit prisonnier bastard.
(( SiRB de la Hamejde, et vous les aultres, je » cognois bien les services que m'avez fait , et les » ay bien en mémoire ; mfes ne me loist ( convient ) » pourtant de vous rétribuer de vos mérites en » cel^ cas , par chose qui n'est pas ne à moy ne » en moy ; mais vous doys rénumérer du mien et » de mon propre. Vous expétez la rédempcion de » vostre nepveu , et que je lui face grasces et véez » cy partie qui me requiert de justice , de leur » frère piteusenient mis à mort et sans tiltre, » dont la grasce faire pend en eulx. Moi doncques, n d'aultrui franchise ne doy faire ma libéralité^
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» qui n'y ay riens. Se à poinct et à heure eussiez » contenté partie et tant fait que la plainte n'en » fust venue jusqu'à moi , vous eussiez lors obtenu , » peult estre, sans moi, ce que maintenant je ne i> vous puis donner sans eulx; car ne me loist » ( convient ) donner le sang de leur frère qui crie )) sur moi. C'est à eulx d'en demander la ven- » geance , et à moi de le vengier par obstinacion » de justice , que je ne puis ne ne veuil refuser. » Encore , quant partie seroit contente, et que l'of- » fense en est en mon sceu , si y ai- je intérest trè3 » grand , et de quoy je feroie conscience de le » couler. Mes contentez partie , et puis après on » s'avisera du surplus au plus expédient. >x
Ce fust tout que parens et amis porent traire pour celle heure du duc Charles, qui ne donnoit ne tolloit. Mes disoient aulcuns assistans secrètement , que en couvert lui avoient oy jurer Sainct- George, qu'il en tnourroit long ou court. Aultres aussi les aqlcuns se fondoient en espérance , disans que il pçseroit fort , ce leur sambloit , la reqùeste de toute la chevalerie de Haynau , à qui cestui cas compétoit, et resoigneroit à^leur faire ce refus , mes se décevoient.
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