CHAPITRE CCCXVL
Comment le dac, poar obvier aax voies quises par le roy , il s^aUia an roj d'Angleterre, contre cœar et nature.
Et pour ceste cause et plusieurs autres, et qni toutes dépendoient réalement de ceste variableté du roy et de ses passions^ et dont le duc Philippe mort avoit eu fort à souflTrir longuement, nonobstant ses bons services , et mesnies et en pareil ce duc Charles, s'il n'y eust remédié ; ce qu'il s'estoit allié au roy Edouard d'Angleterre, si etoit-ce maugré lui et contre son cœur et contre sa nature, ce savoit bien, pour soi deffendre contre ly ; car* n'eust jamès quis ce chemin ne le baston qu'il empoigna, si n'eust esté par les dures et diverses voies que le roy avoit quises contre ly, ce disoit, tout de gré et volentiers pour le deffaire, et de quoi , élas! se du don de Dieu le roy se feust abstenu et eust monstre le contraire , comme de l'amer et de le bien traictier , ainsi qu'il séoit à un telsi jeusne et si puissant prince, et nouvel Venu en règne, et fils d'un si grand père , et qui tant pooit et valoit en la félicité de ce royaume , il s'en fust servi et renforcié de la moitié de son fort ; le povre duc l'eust amé et honoré, doubté etcremu, feust demoré en l'incli-
(i468) DE GEORGES GHASTELLAICT • \l^
nation de sa vraie nature originale franchoise , et ne se feust pas esters en aultre copulation, ennemie à la gloire de son propre front, et de quoi le roy véritablement par duresse, et par quérir en Ij ce que ne séoit pas bien , selon le temps d'alors , estoit seul cause , et n'en devoit donner charge à nul, fors que à ly mesmes qui ainsi le voult et ainsi le trouva.