‹ Chroniques de l'oeil de boeuf aux temps de Louis XIVChapitre 45 sur 68 · SONNET · texte numérisé non relu

SONNET

Sur la duchesse du Maine, ce sonnet, bien flatteur, de Cassan.

Princesse, vous joignez à votre caractère

Les attributs de l'âme et les beautés du corps ;

Et par le composé de ces nobles accords

Vous savez devenir maîtresse en l'art de plaire.

Votre esprit, autrefois appliqué sur la sphère Des lignes et des points a connu les rapports ;

Des globes lumineux a mesuré les corps Et la déclinaison de l'étoile polaire.

La reine d'Albion que l'on sert à genoux Jamais dans son withall n'a brillé comme vous, Dès qu'à Sceaux les zéphyrs caressent la jonquille.

Vos doux amusements dont le monde est charmé Goûtent plus de plaisirs que n'en donne Spadille Quand sur Baste et Manille il rentre à point nommé.

« Elle ruina son mari en fêtes... Elle voulait tout savoir, ou paraître tout savoir ; elle étudia la géométrie, l'astronomie et réussit mieux dans la lecture des romans qui faisait une de ses principales occupations... Quand il fut question du procès des princes légitimes où elle eut une si grande part, elle se jeta dans l'érudition et son lit était couvert d'in-folio, où elle cherchait ce qui pouvait être favorable à leur cause. » Le nouveau siècle de Louis XIV, pp. 167-68, Paris, 1804.

Sur l'achat de la propriété de Sceaux par le duc du Maine, voir Saint-Simon, édition Boislisle, pp. 23i-233. « M. du Maine acheta des héritiers de M. de Seignelay la belle et délicieuse maison de Sceaux où M. Golbert et beaucoup plus M. Seignelay avait mis des sommes immenses. Le prix fut de neuf cent mille francs qui allèrent bien à un million avec les droits ; et si les héritiers en conservent beaucoup de meubles et pour plus de cent mille francs de statues dans les jardins. Aux dépenses prodigieuses de

Louise Bénédicte

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De Bourbon — -

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Cabinet des Estampes

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