‹ Chroniques de l'oeil de boeuf aux temps de Louis XIVChapitre 58 sur 68 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Choréda.

Près de la superbe ville

Que couvre la voûte des cieux,

Dans un séjour délicieux

Que baigne une eau pure et tranquille,

Lieu charmant et digne des dieux,

L'Amour a choisi son asile.

Cynoedor.

Tandis que l'horreur de la guerre Mettait en feu toute la terre, Ce sont ces beaux lieux que la paix A choisis pour son palais.

Ensemble.

Les soins du plus grand roi du monde

Ont mis Bellone dans les fers

Et par sa sagesse profonde

La paix pour son séjour a le vaste Univers.

Les ris, les jeux viennent prendre la place

Qu'elle occupait dans ces heureux climats,

Favoris du dieu de la Thrace

Venez, volez, accourez sur leurs pus.

Qu'ici le plaisir vous délasse

De la fatigue des combats

Et que l'amour lui-même en chasoe

Tout ce qui ne lui convient pas.

Ghoréda.

Vénus vous appelle Dans ce beau réduit.

Plein d'ardeur pour ells, Le dieu Mars la suit.

Et près de vos belles L'amour vous conduit ; Son flambeau vous luit ; Discrets et fidèles Venez-y sans bruit.

Gynoedor.

Vénus en colère À dit à l'Amour, Qu'en certain mystère, On craint le grand jour Jadis à Cythère En flagrant délit Phœbus la surprit.

L'Amour pour lui plaire Prend ici la nuit.

Choréda.

Ici Vénus veille Pour ses favoris.

Le dieu de la treille Endort les maris, Tous les dieux ensemble Prêtent leurs secours Au Dieu des amours Pour ceux qu'il assembla Cette nuit au cours .

Ensemble.

Tous les dieux ensemble, Prêtent leurs secours, Au Dieu des amours Pour ceux qu'il assembla Cette nuit au cours.

Page 1