‹ Chroniques de l'oeil de boeuf aux temps de Louis XIVChapitre 15 sur 69 · FAIRE DES CHANSONS DÉPLAISANTES AUX · texte numérisé non relu

FAIRE DES CHANSONS DÉPLAISANTES AUX

« CHANSONNÉS »

Madame la duchesse, Quand on fait des chansons, Autant en pend aux fessés De ceux qui les font, Flon, flon, flon.

Le quatrain « Doux soupir... » que rappelle VŒU de bœuf et qui se chantait — ce qu'il n'indique pas, — « sur l'air des Folies d'Espagne » inspirait presque au même moment, cette .. mettons gauloiserie, « qu'un amant disgracié faisait tenir à sa maîtresse », etc., rapporte la chronique. Cette plainte, toute particulière serait allé, jusqu'au... cœur de la belle et, paraît-il, l'aurait fléchi.

Unique objet de mes désirs, Phiiis, faut-il que mes plaisirs

Pour rien se changent en soupirs, Et qu'au mépris de votre foi Uq pet efface les services Que vous avez reçus de moi?

Je sais bien, ô charmaut objet, Que vous avez quelque sujet D'être pour moi tout de glace, Et je confesse ingénument, Puisque mon cul fait ma disgrâce, Qu'elle n'est pas sans fondement.

Si pourtant cet extrême amour Dont j'eus des preuves chaque jour Pour un pet s'est changé en haine, Vous ne pouviez jamais songer A rompre une si forte chaîne Pour aucun sujet plus léger.

Mon cœur outré de déplaisirs Était gros de tant de soupirs, A'oyant votre amour si farouche, Que l'un d'eux se trouva réduit, Ke pouvant sortir par ma bouche; A trouver un autre conduit.

S'il est vrai qu'on n'ose nier La porte à chaque prisonnier Alors que la princesse parle, Ce pet pouvait avec raison Vous demander la même grâce, puisqu'il se voyait en prison.

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