‹ Chroniques de l'Oeil-de-Boeuf, des petits appartements de la cour et des salons de Paris sous Louis XIV, la Régence, Louis XV, et Louis XVI (volume 2)Chapitre 52 sur 91 · CHRONIQUES DE L OEIL-DE- BOKUF · texte numérisé non relu

CHRONIQUES DE L OEIL-DE- BOKUF

le vœu du roi. En un mot, la France se voyait en hostilités ouvertes avec toute la maison d'Autriche et ses auxiliaires allemands, brabançons, italiens.

Monsieur était une des causes principales de cette guerre, et avant même qu'elle fût commencée il abandonna ses alliés. M. de Puyïaurens, son favori, ayant conclu secrètement un traité avec le cardinal, ce prince, habitué aux fugues mystérieuses, en fit encore une de Bruxelles, y laissant sa mère, son épouse, l'infante sa bienfaitrice, et la donna Bianca sa maîtresse, sans avoir pris congé d'aucune de ces dames, qui, à divers titres, méritaient plus d'égards.

Le cardinal avait déjà fait prononcer la nullité civile du mariage de Monsieur; mais Rome maintenait le lien spirituel. D'ailleurs Marguerite de Lorraine, bien conseillée, était venue trouver son mari, qui, nonobstant sa misérable versatilité, défendit son titre d'époux, grâce à l'appui que la principale intéressée lui donna. Cette circonstance devint funeste au plus fidèle serviteur de Gaston : une fatalité terrible semblait véritablement s'attacher à tout ce qui se liait à sa cause. Puyïaurens s'était engagé, comme on disait alors, par-dessus les yeux, à déterminer la rupture du mariage. Sur cette promesse, Richelieu, à qui rien ne coûtait pour obtenir une réussite, avait accordé cent mille écus à ce favori, un duché-pairie et la main d'une de ses nièces. Mais le courage inaccoutumé du prince fit évanouir brusquement cette brillante fortune; le vieux levain de ressentiment qui subsistait au cœur de Richelieu reprit toute son amertume : Puyïaurens, enfermé au donjon de Vincennes, y périt bientôt... Son compte fut réglé.

Dans le même temps le curé de Loudun en Poitou, Urbain Grandier, avait vu régler aussi le sien : car son nom figurait à l'encre rouge sur l'horrible livret. Le véritable crime de cet ecclésiastique était d'avoir composé, sur les récits d'une fille qui passait pour sa maîtresse, un libelle intitulé In Cordonnière de Loudun. Cette créature, pendant l'intelligrence intime de Richelieu et de la reine mère

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à An^oulômo, était parvenue à se glisser assez près des amants : les détails fournis à Grandier avaient été précis; sa narration fut piquante..., elle rendit Son Mminence furiousc. Il fallait néanmoins un prétexte pour sévir : on le trouva dans quelques soins, peut-être trop assidus, que le pasteur rendait aux religieuses ursulines de son obédience. Ce prêtre était aimable, beau, bien fait; il paraît démontré qu'il alluma plus d'une passion parmi les pauvres recluses.

Désir de femme est un feu qui dévore, Désir de nonne est cent fois pis encore.

Celle elfervescence pouvait ressembler au délire : les pieuses lîljes mouraient d'amour; on les déclara possédées du démon. Le tentateur, hélas ! bien naturel, proclamé impie, magicien, ministre des enfers, fut enfermé ; la torture écrasa ses chairs, broya ses os jusqu'au point d'en faire sortir la moelle... Il fut brûlé vif... On va voir cependant ce qu'était la /)osses5io/i des religieuses de Loudun.

Elle avait été imaginée pour satisfaire une vengeance ; après la mort de Grandier, on en fil l'objet d'un commerce : ce fut une amorce tendue aux aumônes, aux charités. Or une curiosité mêlée de quelque scepticisme conduisit un jour le comte de Lude au couvent des possédées. Il s'adressa au père Mignon, leur directeur.

— Je ne doute pas plus de la possession, lui dit-il, que de la vérité du saint Evangile.

— Elle est aussi manifeste, répondit le moine.

— Je viens vous offrir l'occasion d'un témoignage de plus. J'ai apporté avec moi des reliques enfermées en cette boîte : elles ont été données à mes ancêtres, et depuis trois siècles on les conserve religieusement dans notre famille. Que les reliques méritent la vénération des chrétiens, il n'y a que les huguenots qui le nient; mais vous savez qu'on en débite beaucoup de fausses. Or devant que de faire enchâsser les miennes en un beau reliquaire, que

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je placerai au chevet de mon lit, je voudrais m'assurer si elles sont vraies, et je ne saurais les mettre à une épreuve plus certaine qu'en les appliquant sur quelqu'une de vos possédées.

— Vous avez là, monsieur, répliqua le directeur, une bonne et sainte idée,

A ces mots le père Mignon manda la prieure, Jeanne Belfiel, celle de toutes les religieuses que les diables tourmentaient le plus violemment. Elle en logeait, disait-on, six : Léviathan, Belzébuth, Astaroth, Sabolon, Asmodée, P]linci. Léviathan, le plus malin de tous, s'était emparé de sa tête. Quand la nonne entra, son directeur lui fit un signe, que M. de Lude remarqua fort bien, puis, s'étant approché d'elle, l'exorciste posa le reliquaire sur sa poitrine. A l'instant la possédée s'agite, ses bras se tordent, elle pousse des hurlements épouvantables. Le moine enlève la boîte; Jeanne Belfiel reprend sa tranquillité.

— Je ne crois pas, dit alors le père Mignon avec le ton d'une grande importance, je ne crois pas que vous doutiez maintenant de la vertu de vos reliques.

— Non plus que de la possession.

— De grâce, monsieur, permettez-moi de voir un trésor si précieux.

— Très volontiers, mon père.

On ouvre le reliquaire devant un grand nombre de personnesinvitéesàce spectacle, et l'on voitdelaplumeetdu poil.

— Ah ! monsieur, s'écrie le moine confus, pourquoi vous êtea-vous moqué de moi ?

— Et vous, malheureux, pourquoi vous moquez-vous de Dieu et des hommes ?

— Monsieur, l'impiété que vous commettez pourrait vous coûter cher., si je ne mettais ce scandale au pied du tabernacle.

— Ah I jene vous crains pas; la vérité vient d'éteindre vos bûchers. Mais vous, misérable, redoutez le châtiment du ciel, que vos pratiques menteuses outragent et que vos fureurs irritent 1... Le jour n'est pas loin, peut-être, où le sang de Grandier retombera sur vous.

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1.0 supplice du paslour do Loudun fut le dernier autoda-fé que ?o permirent en l'Vnnco loa promoteurs de la vraie relij^ion ' : là s'arrêtèrent parmi nous les sacrifice» humains au Dieu miséricordieux, que l'on avait servi jusqu'alors comme les Scythes servaient leurs farouches divinités. 11 est dif^'uo de remarque qu'un fjenre de martyre contre lequel s'élevait depuis longtemps, même l'if^norance fanatisée, fut ordonné par l'homme le plus éclairé du siècle ; la vengeance ne se civilise point.

Ainsi Richelieu préludait au sacrifice de la seconde personne du royaume. L'idée favorite du cardinal était d'unir M™* de Comhallet au roi, et rien alors ne semblait devoir s'opposer à l'exécution do ce projet. Toutes les volontés étaient muettes, tous les fronts se courbaient devant le dominateur. La guerre acharnée que nous faisait l'Espagne favorisait d'ailleurs les persécutions exercées contre une princesse venue de ce pays, et qu'on pouvait accuser d'être entrée dans ses intérêts. Louis XIII détestait de plus eu plus Anne d'Autriche, et sa haine s'augmentait du chagrin que causait à ce prince la marche déjà fort rapide des troupes espagnoles sur le territoire français. Il ne fallait donc qu'un léger motif pour perdre la sœur de Philippe IV; Richelieu crut en 1636 que la fortune le lui envoyait.

Une lettre adressée à la reine fut interceptée par les agents du ministre; il l'ouvrit : elle venait de l'Espagnol Mirbel, ancien ambassadeur du Roi Catholique à Paris, Ce papier était insignifiant ; mais il n'est pas une ligne d'écriture qu'on ne puisse, à l'aide des interprétations, rendre criminelle au premier chef. Le cardinal fit prendre une copie du message, et laissa parvenir l'original à son adresse. Son Eminence courut à Chantilly, où le roi se trouvait. Les intelligences de la reine avec les ennemis,

1. Le supplice du feu resta néanmoias dans nos pénalités : à la fiu du xvii» siècle la Voisin et la marquise do Brinvilliers furent brûlées, mais ce fut principalement pour crime d'empoisonné ments réitérés.

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démontrées par l'écrit officieusement envenimé, excitèrent au plus haut- point la colère du monarque, dont le cœur débordait déjà de fiel. Il manda sur l'heure M. Séguier, récemment élevé à la dignité de chancelier, et lui ordonna d'aller au Val-de-Gràce fouiller l'appartement d'Anne d'Autriche avec un scrupule minutieux.

— N'épargnez pas même sa personne ; qu'elle soit visitée.

— Sire, répondit le magistrat, le respect.,.

— Monsieur, la grandeur d'une reine n'est qu'un simple reflet de celle du roi son époux : je vous fais le commandement de n'y avoir aucun égard.

— Il faut être vrai de cœur, monsieur le chancelier, ajouta Richelieu, vous êtes trop expérimenté aux choses du monde pour ne pas voir que, par une trahison malheureusement trop évidente, dont Sa Majesté me permettra toutefois d'adoucir la punition, l'infante d'Espagne (le cardinal appuya sur ce mot) s'est mise d'elle-même hors la sauvegarde des souverains... Cette princesse est maintenant votre justiciable, et, je le pense dans l'âme, les ménagements du juge sont un commencement d'iniquité.

— J'obéirai, quoique à regret, au commandement rigoureux du roi mon maître, dit Séguier en se retirant après une profonde inclination.

— Cette mesure me déchire le cœur, poursuivit l'hypocrite Éminence ; mais le salut de l'Etat est la loi suprême. Maintenant, sire, après m'être découvert sur la nécessité d'une sévérité affligeante, je me persuade à l'espérance que Votre Majesté épandra sa miséricorde sur la reine son auguste épouse.

— Mon cousin, je ne veux rien entendre, s'écria Louis XIII, dont le regard était lumineux de colère ; Anne vivra, sur ma foi, dans une prison d'Etat jusqu'à la paix faite avec son frère, dût la guerre durer vingt ans.

— Modérez ce transport, sire ; outre que la clémence est une vertu dont les rois ne doivent jamais se départir à l'endroit de leurs proches, l'Europe condamnerait une action si violente, et le ciel lui-même s'en irriterait. Mais

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je m'uviso d'un moyen autorisé par l'exemple de plusieurs rois vos prédôcesseurs, commandé en même temps par une iiôcossilô cnnscrvatrico, et que, dans celle occurrence malliourcuso, Votre Majesté emploierait avec l'approbation des puissances do la terre, voire même avec l'assentiment des ministres du ciel.

— Dites vilement co moyen, monsieur le cardinal.

— J'hésite encore... étant vrai qu'il en coûte cher à mon Civav de voir aflligcr la reine.

— M'épargne-t-elle, moi ; quand sa félonie conspire avec mes ennemis... Je suis en grande impatience d'entendre votre conseil, mon cousin: vous me proposez?...

— Un simple divorce.

— Ce parti serait...

— Grandement modéré, j'en conviens, si l'on entre dans la considération des fautes souvent renouvelées de l'infante, mais la clémence est si belle ! dit le traître en élevant les yeux. D'ailleurs, poursuivit-il, cette mesure se fait voir politique autant qu'elle est juste : voici tantôt vingt-deux ans d'écoulés depais votre mariage ; la stérilité d'Anne d'Autriche demeure prouvée.

— Touchant ceci, monsieur, je dois vous dire que mes médecins ont, il y a longues années, affirmé que moimême...

— Ils étaient gagnés, sire ; j'ai pénétré dans le temps cette intrigue de la reine-mère, qui aurait reçu un grand contentement à faire épouser au prince votre frère une princesse ilorentine, que Marie eût menée à son commandement...

— Vous m'aviez caché cela, mon cousin.

— Ilélas ! sire, j'avais tant de contre-cœur à voir Votre Majesté brouillée avec son auguste mère.

— Et vous croyez qu'un Dauphin naîtrait ?...

— D'une autre reine. ..Je tiens la chose pour évidente.. J'ajouterai même que nous sommes en nécessité de la voir promptement accomplie : le mariage de Monsieur...

— 11 est nul.

— N'en croyez rien, sire ; j'ai nouvelle certaine que

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Sa Sainteté persiste à le maintenir comme valable... et le vôtre...

— Eh bien ?

— Le vôtre, sire, n'a point répondu aux espérances de la France; les États assemblés trouveraient en nos vieilles chartes le droit de vous en demander la rupture... Il vaudrait mieux se porter au-devant d'une si disgracieuse extrémité, sans attendre qu'un prince né de Marguerite de Lorraine...

— Jamais, monsieur ; j'ai formé la bonne et solide résolution de répudier Anne d'Autriche sur la preuve du moindre grief...

— Il s'en trouvera, pensa Richelieu.

Cependant le chancelier Séguier. au mépris des interdictions monastiques, dépassa les grilles du Val-de Grâce. Il se présenta brusquement à la reine ; mais si Richelieu avait ses espions, Anne d'Autriche avait ses observateurs. Prévenue à temps, elle s'était hâtée d'enlever une cassette contenant des copies de sa correspondance avec les princes de sa famille ou leurs agents, et avec son infatigable ambassadrice, M"»« de Chevreuse. Tout ce que la reine possédait de lettres suspectes, venues de Madrid, Bruxelles, Londres, Nancy, etc., était également renfermé dans ce coffret.

— Madame, dit le magistrat en entrant, j'éprouve un sensible déplaisir d'avoir à déclarer à Votre Majesté que le roi mon maître m'a donné le commandement de faire une perquisition exacte en toutes les parties de votre appartement.

— Obéissez donc, monsieur, répondit Anne avec fierté, je n'entre nullement en inquiétude de cette action, sans seconde peut-être... Je n'ai point d'intelligences avec les ennemis de l'Etat. Et encore même que j'eusse pu, sans faillir, écrire à des princes et princesses qui me touchent de près, je m'en suis abstenue dans ces derniers temps.

— Cependant, madame, un gentilhomme suspect au roi, M. de Mirbel, vous a fait tenir une lettre tout nouvellement.

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— Je n'en fais point mystère : voici cet écrit... M. le cardinal sera subtil s'il y trouve le sujet d'une accusation.

— Kh I madame, pondant la guerre, ceci n'est point autant sans conséquence qu'il vous agrée d'en avoir la pensée... Kn l'iSpagne, des reines furent répudiées pour un moindre sujet.

— En France, monsieur, il en sera ce qu'il plaira au roi mon époux... Mais Dieu est son maître, et je demeurerai reine de France si Dieu le veut.

— Qu'ainsi sa volonté s'accomplisse. Votre Majesté me donne licence, toutefois, de remplir ma mission.

— Voici mes clefs, monsieur.

Alors M. Séguier se prit à ouvrir tous les coflres, cas- •ttes, garde-robes, toilettes, écrins ; sonda les recoins les plus secrets de l'appartement ; fit déplier tout ce qui se trouvait de vêtements dans les armoires ; appela sur le front de la reine une vive rougeur en visitant le linge qu'elle avait quitté ; pénétra Sa Majesté d'indignation en fouillant d'une main profane sa couche encore chaude. Cette insolente investigation ne fît découvrir aucun papier suspect.

— Je suis heureux de l'inutilité de mes recherches, madame, dit le chancelier en s'avançant avec timidité vers la reine, mais, par malheur pour moi 1 elles ne sont pas finies ; il m'en reste une partie bien malplaisante à entreprendre.

— Ne laissez pas d'obéir au roi, monsieur.

— Je dois, madame...

— Me fouiller peut-être?

— Ah ! que Votre Majesté me soulage en m'épargnant au moins ce mot !

— Monsieur, répliqua la reine d'un air imposant, Louis XIIl seul recevra de l'humiliation par l'effet !... L'histoire le regarde... Eh bien 1 qu'attendez-vous ? Visitez mes poches.

— Ce n'est pas tout, ajouta Séguier après un profond soupir.

— Comment, monsieur le chancelier?

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— Vraiment, madame, continua le magistrat d'une voix tremblante, je ne sais comment vous dire que le roi veut que je porte la main...

• — Eh 1 monsieur, où donc ?

— Sous la collerette de Votre Majesté...

— Ciel ! et je ne serai pas vengée ! , ..

— Je me retire...

— Non... il faut que la mesure soit comblée ! cria Anne d'Autriche avec l'accent de la rage ; insultez votre reine à l'égal d'une coureuse des armées, pour satisfaire au commandement du roi... Monsieur, cette page de sa vie sera belle ^ 1

— Pardon, ma souveraine, pardon ! dit Séguier pourpre de honto après avoir profané le sein royal.

— Puis-je espérer, monsieur, que votre recherche soit venue à sa fin ? reprit froidement la reine.

— Cette odieuse tâche serait depuis longtemps finie, si le plus pénible des devoirs ne m'eût forcé d'obéir sans aucune réserve.

— Vous pouvez vous flatter d'avoir été fidèle à votre mission.

Malgré les expressions de regret du chancelier, on ne peut se dispenser de remarquer pourtant qu'il était seul avec la reine, et qu'il lui eût été facile d'observer un peu moins scrupuleusement ses instructions. Ne lui restait-il pas quelques traces d'un naturel fort ardent jadis, ainsi qu'on en va juger ! Séguier, jeune encore, entra chez les chartreux, disposé à prendre leur habit. Mais, tourmenté de tentations que la solitude n'amortissait point, il en fît confidence au supérieur du couvent. Celui-ci ne trouva rien de mieux que d'engager le novice à sonner la cloche lorsqu'il se sentirait pressé par d'impurs désirs, afin d'avertir ses confrères, prévenus d'avance, du besoin qu'il aurait de leurs prières. Le chartreux néophyte suivit à la lettre le conseil de son chef ; mais les meilleures choses ont leur excès. Séguier recourut si souvent à cet expé-

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