‹ Chroniques de la mer (volume 2)Chapitre 32 sur 45 · LES PIRATES DE CILIGIE · texte numérisé non relu

LES PIRATES DE CILIGIE

— Ne cherche point à t'excuser,continua-t'il affectueusement, puisque cet attachement, rompu pour suivre un ami, prouve la générosité de ton âme^ mais ne crois pas être le seul envers qui j'aie contracté une pareille dette. Voici Agrippa qui n'a pas fait un moindre sacrifice que toi-même ; car, si tu as cessé pour moi d'aller écrire chaque soir un distique sur la porte de Qécia, lui, il a renoncé aux huîtres du Lac Lucriu, a rhuile de Yénafre, au folerne et (ce que je n'ose dire qu'avec une pitié mêlée d'horreur] aux fiameuses truies à la troyenne ! Nous n'avons, hélas ! à lui donner ici» pour dédommagement, que les escargots d'Afrique.

— - Bien, bien, répliqua le gros homme auquel ces paroles s'adressaient ; mais que direz-vous alors du dévouement de Lélius qui a abandonné ses meubles de sistre, ses bronzes de Corinthe, ses vastes murrhina et la meute de molosses à colhers d'or qui couraient devant ses équipages, contre une petite table à trois pieds, une fiole d'huile et quelques vases en terre de Campanie ? Aussi, yoyez comme il porte le deuil de son ancienne royauté ! Cette barbe hérissée ne vous rappelle-t-elle point Ulysse errant loin de sa patrie, et

ne dirait-on pas, à voir ce visage blanc, un des versifia

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cateurs si aombreax au quartier d*ArgîlèU, race vide et sooeM qui B*direttve 4e cuHiin pour que sa pâleur témoigne de sou génie t Du reste, la nature même semble prendre part à la douleur de notre 9m, et les pleurs du ûûtus ont laissé leurs traoeç sur son paludamenbm.

Lê^ marin et rhumidepoussiàredes vagues axmeni, en ^let, tanbé le manteau de yc^çge de Léliua, dont la tenue négligée justifiait les plaisanteries d'Agrippé.

Le jeune patricien Ton consola par un regard amical.

— Vous aves tous montré un égal désintéeessement dit-il, et j'ai bont^ de penser, qu'après vous avoir infligé.cet exil} je sois le seul à n'en point souffrir.

-T- Se peut-il que tu ne sois poursuivi par aucun souvenir de Rome? demanda Florus.

•— Rome n'a point de place pour moi, r^liqua le proscrit avec une nuance de d^it {âutàt que de tristesse ^ eUe est pleine de Sylla I nul ne peut y vivre

qu'avec lui ou par lui.

•>r- £t cependant il t'a vainement ordonné de rouH^r^ tan mariage avec la flUe de Cinna, objecta Lélius ; tu as fait plus ; tu t*es mis sur les rangs poui obtenir le sacerdoce, comme ai tu eusses vo\ilu te rappeler à la haine du dictatevr !

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-r- Je n'^me pas qu'on m'oublie^ répliqua lo Jeiuio homme avec une nonchalance hautaine,

— Aussi ne Taô-tu p^ été, repi^it Flor99 ; SyHa 66t resté insensible à tQ^tes les prières.

— Je le sais, dit le patricien en soarifmt. Il a rérpondu à ceux qui me présentaient compte m eotr fiint, « qu'il y avait dans cet enfant-là plM3ieur8 Marins! » C'est un élo(i;e ^ont ma flerjlé ^^ compte au dictateur. Quant au voyage forcé qu'il noua im« pose, pourquoi s'en plaindre, LéUusT Ceux qui peu** vent avoir un jour à conduire les boQunes doivent les qtudlje^ ^V9ft^ge« et ne pas s'exposer, comme ^t Plaute a à creuser ^ puits au moment de la ffoif • f Voyes plutôt ^i chacun de nous n'^ point augpient^ depui§ quelques mois son trésor d'expérience. loi, par e^^eiçple , Lélius , tu as su que les petits cbars couyert^ pouvaient être attelés de quatre chevaux^ ce qffii lorç de ton retour à Rome, ^e permettra de feûre une r^yolution dans les équipages ; toi, Agrippa, tu t'es ras&^uré de la sauce à laquelle on devait apprêter les scares do la Cilicie; toi,Florus, tuas appris du musipieçideNiûpmède des chansons égyptiennes; moi-même enfin, je suis devçnu marin ai^^esK habile pour distinguer un

màt d'une antenne ^ chose merveilleuse pour un chevalier romain !

— Ajoute, ce qui est le véritable profit de notre voyage, reprit Agrippa, que nous n'avons ici rien à craindre des vengeances de Sylla. La mer a toujours été le sûr asile des malheureux et des vaincus, car elle est sans maître !

•— Non pas celle-ci, objecta une voix nouvelle dont Taccent asiatique annonçait un étranger.

Les Romains se retournèrent et aperçurent le pilote du Didyme. C'était un Bitbynien de Drépane qui avait vieilli sur la mer, et qui connaissait toutes les baies et tous les promontoires depuis Tyr jusqu'au Phase. Il avait vu autant de navires engloutis sous ses pieds qu'un vieux cavalier thrace a pu voir tomber sous lui de coursiers de guerre ^ mais, dans tous les naufrages, une vague propice l'avait reporté au rivage, comme le dauphin d' Arion, ce qui lui avait fait donner par les Romains le surnom de Salvus. Cette visible protection des dieux , jointe à son habileté et à son courage , l'avait rendu agréable à l'hôte de Nicomëde, aussi ne s'offensa-t-il point de son interruption.

— Et quels sont les maîtres de cette mer, Salvus l demanda-t-il avec bonté.

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Le pilote souleva sa main ridée en montrant plusieurs voiles qui venaient d'apparaître au loin, et qui s'avançaient vers le Didyme poussés par le souffle de l'Ëuius.

-^ Les voilà ! reprit-il^ ce sont les CUiciens.

A ce nom, une visible inquiétude se peignit sur tous les visages. Le proscrit seul demeura impassible.

— Que pouvons-nous craindre ! dit-il avec tranquillité ; le Didyme n'appartient-il pas au roi de Bitbynie, et les Giliciens ne sont-ils pas ses alliés?

Le pilote, qui tenait sa barbe d'un air pensif, ne parut point rassuré.

— Les gens de Soloé , de Galenderis et de Coracé* sium ne s'arrêtent point devant de pareilles raisons, dit-il^ et, quand leur avantage s'y trouve, ils ne manquent jamais d'excuses à la Thrace pour violer une alliance. Ici, comme ailleurs, la toute-puissance est rcunemie de la justice, et le devoir des Giliciens se mesure à leur volonté.

Le jeune homme se redressa vivement, comme si ces paroles eussent blessé sa fierté ; il jeta autour de lui un regard rapide qui semblait compter les matdots et les passagers du Didyme ; mais, alors même que leur nombre eût été insuffisant pour conseiller la résis-

tance» leur attitude ne permettait pmnt d'y songer. A Tannonce des Ciliciens, tous s^étaient précipités vers la proue du navire afin de mieux voir» et Ton entendait retentir leurs lamentations. Le nombre des vaisseaux augmentait d'ailleurs à chaque instant \ ce n'était déjà plus quelques pirates» mais une 'flotte tout entiàre.

Lélius, Agrippa et Florus étaient restés p^ès de leur ami avec le pilote, et bien qu'aucun signe de fiùblesse ne parût sur leur visage, ils ne pouvaient détacher leurs yeux des voiles qui semblaient sortir de là mer.

Leur préoccupation n'était, du reste, que trop jus* tifiée par tout ee que l'on racontait des Gliciens*

Ce nom avait été donné à des pirates dont les principaux postes étaient placés sur la côte méridionnale de l'Asie. Malgré les six vieilles proues de vaisseaux andates qui décoraient le (brum et semblaient annoncer la prétention de Rome a la souveraineté des eaux, celles-ci avaient jusqu'alors échappé a son empire. Carthage y survivait tout entière, et y régnait avec Tyr, son ai^e, avec Alexandrie, sa soeur, avec Rhodes, Chypre et la Sicile, ses émules, mais non ses ennemies. Ce fut-elle qui couvrit d'ab<»d de corsaires la mer intérieure s ^e fut imitée par les autres peuples ma-

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ritimes, et la piraterie devint bientôt le champ commun où (o«s les aventuriers semèrent leurs dc^slrs. Des milliers de nouveaui Argonautes s'élancërent à la recherche de cette Colchide qui flottait partout, et revinrent avec des lambeaux de la Toison tfor.

Depuis deux sMaines que le Dtéyme naviguait sur la m^ figée et sur celle de Gillcie, la prudence avait réusti à lui fliire éviter la rencontre des pirates; mais eette tus, rilé se trouvait mise en défaut, et toute tentative pour leur échapper eût été inutile. Les navires ciliciens arrivaient avec la rapidité d'une troupe d'oiseaux de proie^ la vergue a mi«*màt^ les relieurs courbés sur leurs bancs et le pont couvert de soldats.

Tous ces navires étaient armés d'un double éperon d'airaioi et avai^t les deux bords exhaussés par des claies qui scirvadent de remparts aux combattants. Des pâatiires étinœiaiites et des métaux précieux ornaient leurs flancs d'où sortait un seul rang de rames, tls s'avaataieat disposés en eroissant, gardant entre eux une distance égale et sufDsante pour la manœuvre.

A ruae des extrémités volait la galère amirale, recônuaiseable à son navire d'escorte placé hors de la ligne,

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et plus encore à sa merveilleuse richesse. Ses voiles el ses cordages étaient teints en pourpre tyrienne; sur ses étendards d'étoflè de Sérique serpentaient mille broderies de perles^ et au-dessus de sa poupe flottait une tente en fine toile d'Egypte. Quant au corps même du navire» il était décoré d'autant de sculptures qu*uûe coupe sortie des mains d'Évandre ; les cbénisques soutenaient deux ancres en argent massif; les rames» les mâts^ les antennes étaient incrustés d'or, et les immenses tapis de Perse, qui couvraient le pont, pen* daient jusque dans la mer.

Ce spectacle retenait les Romains immobiles à la même place. Salvus qui avait ordonné d'amener les voiles du Didyme^ afin d'éviter un choc, était resté près d'eux et ne pouvait cacher son admiration; L'instinct maritime du vieux pilote dominait, pour ainsi dire, son inquiétude et le rendait plus attentif à la beauté des naviresennemis qu'inquiet de leur attaque. Ne pouvant d'ailleurs rien faire pour l'éviter, il attendait avec celte ferme résignation des hommes habitués à regarder la mort sans se mettre de profil.

Les Romains apprirent de lui que cette flotte était celle du Carthaginois Isidore, le plus puissant des Cili^

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ciens. 11 leur fit admirer sa galère amirale, encore plus merveilleuse pour sa construction que par sa magnificence. Salvus déclara que, vu sa légèreté, elle ne pouvait être construite en bois d'épine noir, ni même en cèdre d'Afrique^ mais seulement en sapins de Sanir. Le grand màt» solidement appuyé sur un second mât oblique^ soutenait une antenne relevée vers les deux bouts. La voile, proportionnée au navire, égalait exactement le tiers de sa longueur, et était retenue par une seconde antenne inférieure qu'une roue faisait mouvoir. Au lieu des tours qui chargeaient les deux extrémités des Bqris égyptiens, la galère carthaginoise n'avait que deux logettes destinées aux guetteurs : au haut du mât s'élargissait une gable remplie de frondeurs et d'archers. Salvus fit remarquer aux passagers du Didymeqfxe les courtes rames, en chêne de Basan, étaient fixées à des scalmes d'airain, et blâma seulement les deux pales dressées à là droite et à la gauche de sa poupe*

— Voici, en effet, d'autres navires ou un seul matelot tient la clefei gouverne, fit observer Léliusk

— Ceux-là sont des vaisseaux rhodiens, répondit Salvus ; toutes les nations maritines ont grossi la flotte

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d'Isidore. Derri&re sa galère, vous voyez les Phéniciens avec leurs voiles rouges; vers le milieu du cercle sont des Grecs, des Pamphyllens, des Thraces, et quelques petits navires venus de la Sicile et de l' Apulie ; à l'autre extrémiténaviguent les éamd'Égypte, reconnaissables à leurs voiles de papyrus, garnies de dochettes, et à leurs étendards de trois couleurs; enfin, aux derniers rangs, s'avancent quelques grosses barques gauloises dont les voiles de cuir sont teintes en axur de mer.

Pendant ces explications du vieux pilote, la flotte continuait à s'avancerdans le mémeordre. L'aile gauche avait déjà dépassé le Didymé lorsque, se repliant par une manoeuvre hardie , elle rejoignit l'aile droite qui volait à sa rencontre , et referma le navire bithynien dans un cercle infranchissable.

Saltm^ qui avait suivi ce mouvement avec un intérêt pour ainsi dire Involontaire, se prit la barbe, et murmura à demi-voix.

— Des archers de Syrie ne conduiraient pas leurs chevaux plus sûrement ; la mer est aux Ciliciens.

Cependant la galère amirale s'élaitdétachée du cercle- Arrivée à la poupe du Didyme, elle tourna légèrement fiur elle-même et vînt flotter bord à bord. Les matelots

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bithyniens étaient tombés a genoux, lés mains tendues comme des suppliants, et les ifclaves épouvantés avaient caebé leurs visages sous un pan de leurs robes. Mais Salvus, aocouru au pont mobile que les pirates "menaient de jeter entre les deux navires, échangeait avec eux de rapides explications en langue punique. U revint bientôt vers les Romains et les avertit de passer dans la galère Gilicienne.

Tous quatre le suivirent en silence et arrivèrent de* vaut Isidore, qui se tenait debout près de la vaste cbambre construite au pied du grand mât. Bien que ses traits ne pussent laisser de doute sur son origine africaine, il portait le costume grec, et avait la tète couverte du pallitm. Un iàisceau dénoué de javelots syriens était a ses pieds, et sa main gauche s'appuyait sur un trident doré h mauebed'ébène.iSa/t^ttf lui ayant dit que le Didyme arrivait de Crète et se rendait à Chypre, il <»ut que ses prisoimiers étaient Grecs, et se servit du ^alectâ ionien pour leur demander qui ils étaient. iJà jeqne pnliclen répondit :

— Des hôtes du roi Nieomède, tou AlUér •^ U ne Test phis, dit Isidore, depuis que ses vais* aeauxoatrefiisé dénoua payer le tribut.

—Neptune a donc abdiqué entre tes mains la royauté de la mer ? demanda le Romain avec une gaîté libre.

— Non pas Neptune^ répondit le corsaire, mais le

tout puissant Mithra, seul dieu adoré par lesCiliciens.

~ Et c'est également lui sans doute qui t'a substitué aux droits d'Apollon et d'Esculape dont tu viens de re«

cueillir les héritages à £pidaure et à Claros ?

Cette allusion aux deux temples récemment pillés par les Ciliciens, fit sourire le front dlsidore; mais ce ne fut qu'une passagère lueur ; il reprit aussitôt d'un accent plus brusque et avec une sorte d'emphase.

—'Qui a donné au roi Nicomèdele droit de fatiguer nos mers de ses vaisseaux? N'a-t-il pas à lui le Pont- Euxin et 1 llellespont que nous n'avons point encore redemandés? D'où lui viendrait le privilège de traverser impunément le domaine que laboure la proue de nos galères?

— Qu'à cela ne tienne, reprit le proscrit ^ puisque tu t'es lait le Cerbère du détroit cilicien , nous ne refuserons point de te donner pour droit de passage le gâteau de farine et de miel.

Les yeux d'Isidore étincelèrent sous son pallium de pourpre, La liberté du jeune homme, qui l'avait d'abord

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siurpris, venait de le blesser. U senkit, sous cette légèreté insouciante, Torgueil qui méprise et qui brave ; ses sourcils se rapprochèrent ^ sa main serra le trident doré sur lequel elle s'appuyait.

— Celui qui ne possède rien peut-il donc donner quelque chose? demanda- t-il d'un ton de raillerie menaçante. As-tu oublié que les dépouilles du prisonnier appartiennent au vainqueur? La proie pouvait être plus opulente ; mais la mer qui produit l'ambre roule aussi des écumes.

— Alors, répliqua le jeune homme légèrement, ta générosité renoncera sans peine à un si pauvre buiiu !

— Le butin est, en effet, peu de chose, dit Isidore ; mais^je trouverai un dédommagement dans les personnes. Le revendeur d'esclaves dont je garnis les tréteaux demande surtout des Grecs et t'achètera sans marchander ainsi que tes compagnons.

Ceux-ci, qui jusqu'alors avaient gardé le silence, poussèrent tous à la fois un cri de surprise.

*— Nous vendre ! répéta Lélius effrayé.

— Au prix de trois mille sesterces, continua Isidore : c'est ce que vaut une chose de ta taille et de ton âge.

18 CJiA0Klûi}9« DS iA V£a.

-* Ceci ne paiit^fi «l'uoe meMoa* «éjecta Agrij^fd

«^OiiMt à toi» tu tmf«^*^^iM9^'M^mvÈiii»

pirate, qui le mesura d'im f eg«r4 4aâ(»goeuJ^ ; qft(» Hure 4'uQ homme dout le veotoe coauœiuseaumwton? Ittai» ea revanche, ton ami» (U 4é$igna^t le proscrit) pourra remplir Tofflut^ (le cUw à la porte de quelque riche majrcband d'Antioc^ ou d'Alexandrie ; je fournii:ai moi-même le collier.

— Ton audace n*ira pas jusque-là! .ç'éçrla le j^imç homme troublé à son tour, non de crainte, mai^ d'indignation. .

Pour toute réponse, Isidore se tourna vers le^s matelots en disant :

-^ Frottez4eur les pieds de gypse, et mettez-leur la couronne.

Les pirates s'empressèrent 4'obéj.r, et^ en moins d'un instant Lélius et Florus se trouvèrent dépouillés de leurs vêtements; mais leur compagnon échappa

(1) Ou frolt^ de gyps^ les pieds des escl^x^ m^ venaient d'un pays séparé du lieu de la vente par la mer, et on leur mettait une couronne pour avertir que c'étaient des prisonniers de guerre. (Voy. Aulu GeiMe, Pline et Nvipe.)

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