‹ Chroniques de Louis XIIChapitre 33 sur 183 · Chants historiques français, t. Il, p · texte numérisé non relu

Chants historiques français, t. Il, p

3. M. le D' Knuth a publié sur Jean d'Auton une note qui n'apporte aucun nouveau détail, sous le titre suivant : Beitràge ziir Kritik des Geschichtsschreibers Jean d'Auton, Hofhistoriographen des Kônigs Louis Xll von Frankrcich, Inaugural-Dissertation der hohen philosophischen Fakultât der Universitât Greifswald zur Erlangung der Doktorwûrde vorgelegt und nebst den beigefûgten Thesen, Mittwoch, den 5 november 1890, nachmittags 3 Uhr, Ô/fentlich verteidigi, von Garl Knuth, aus Stettin. Greifswald, Druck von Julius Abel, 1889, in-8o, 46 p.

NOTICE SUR JEAN D'AUTON. xliij

« 30,000, » chiffre qu'il estime sans doute convenable. Cette édition ne pouvait donc passer pour définitive.

Quant au sobre commentaire dont le Bibliophile Jacob Ta entourée, quelques erreurs s'y sont glissées ^

n existe un certain nombre de transcriptions des Chroniques* et des Œuvres' de Jean d'Auton. Mais nous n'avons pas à nous en occuper, puisque nous possédons l'exemplaire original des Chroniques, de 1500 à 1507, fait pour Louis XII, et conservé depuis lors dans la Bibliothèque du roi, à Blois, à Fontainebleau, puis à Paris. Cet exemplaire forme trois volumes, actuellement cotés mss. fr. 5081, 5082, 5083, reliés en maroquin rouge au xvii* siècle^.

Pour la Conqueste de Milan (Chronique de 1499), la Bibliothèque nationale de Paris possède également l'exemplaire de Louis XII. Ce ms., in-4'*, coté autrefois 9707, actuellement fin. 5089, est un volume de 53 feuillets, à

1. Nous n'en indiquerons que quelques-unes à titre de spécimen, sans insister autrement : t. I, sur la p. 89, Jean de Polignac, seigneur de Beaumont, pris pour Claude de Beaumont, seigneur de Pélafol ; p. 97, Godebert Carre et Poquedenare pris pour une même personne; p. 132, François de Rochechouart, seigneur de Champdeniers, pris pour le sieur de Chandée, etc. Quelques identifications géographiques, quelques explications linguistiques sont contestables ou erronées.

2. Ms. de la Conqueste de Milan, fr. 5089, fr. 5090; des copies plus modernes dans la cojl. Dupuy; ms. fr. 17519, fol. 256 à 312; une copie des chroniques de 1499 et de 1501-1506, pour les Godefroy, à la bibl. de Tlnstitut, ms. Godefroy 238; fr. 17522 (chronique de 1500); fr. 10155 (chron. de 1501-1506); fr. 4055, fol. 87 (extraits).

3. Citons encore, outre les mss. déjà indiqués, des exemplaires du XVI» siècle de l'Exil de Gennes (ms. fr. 1716, fol. 9); du poème sur le Garillan (ms. fr. 5087).

4. Nous donnons la description de chacun de ces manuscrits en son lieu. Voy. t. I, p. 113 (ms. 5081); t. II, p. 1 (ms. 5082); t. IV (ms. 5083).

xUv NOTICE SUR JEAN D^AUTON.

reliure moderne, intitulé : les Alarmes de Mars sur le voyage de Milan, avecques la conqueste et entrée dHcelle. On lit encore sur la garde : « Cest livre appartient au Roy Loys XIF. » Il porte en tête une belle miniature : le Triomphe de Mars^. Les vingt-cinq premiers feuillets sont occupés par le poème les Alarmes de Mars*. A la fin se trouve une plaisanterie dans le goût du temps, de pseudovers latins, qu'il faut lire en français^.

1. Cette miniature présente une particularité digne de remarque. Elle paraît issue d'une miniature représentant le même sujet et exécutée par l* t enlumineur » Robinet Testard pour le comte Charles d'Angouléme, vers 1490-1495 (ms. des Échecs amoureux, fr. 143, fol. 36) ; il y a même une sorte de parenté entre l'écriture des Échecs, exécutée par l'écrivain Michel, et la transcription du manuscrit de Jean d'Auton. En 1499, Louise de Savoie, fort mal vue du roi, vit un moment sa pension diminuée et licencia une partie de son personnel : Michel ne fit plus partie de la maison et Testard n'y recevait qu'un émolument fort modeste. Il se pourrait que ces deux personnages, habitués aux travaux de cour, eussent encouragé Jean d'Auton à profiter de la constitution du douaire de la reine, comme nous l'avons dit. Mais, bien entendu, c'est là une pure hypothèse. D'un autre côté, Vérard, qui se rendit plusieurs fois en 1497 à la cour de Cognac, a donné dans son édition de la Généalogie des Dieux, de Boccace, en 1498, une gravure de Mars qui rappelle singulièrement la composition de Testard : guidé par une étoile, Mars s'avance sur un char, le fléau à la main (fol. ccxx, chap. XXVII, de Thoas et Euneus, filz de Jason).

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