Charles d'Egmont, duc de Gueldre, (ils d'une Bourbon
28 CHRONIQUES DE LOUIS XII. [Août 1505
de la juridîctioD de Tournay, apartenant au dommaine de la oouronne. Par quoy le Roy envoya en embaxade par devers luy Angilbert Mons*", conte de Nevers, avecques grant nonbre de gentishommes, et bien aocompaigné de gens de conseil, desquelz estoyent maistre Jehan Poncher, evesque de Paris* ; maistre Pierre de Sainct Andrieu, juge mage de Garcassonne^, et maistre Jacques Olivier^, son advocat en parlement; ausquelz ne voulut ledit archiduc donner audience ne tenir parolles d'amytié, ni faire raison de son tort. De quoy le Roy, adverty, délibéra donner secours contre luy au duc de Gueldres et luy faire reparer par force le meffaict que par amytié ne vouloit amender*.
Toutes ses choses révolues, le Roy s'en alla de Tours a Araboise, ou séjourna cincq jours, et puys tira droict a Bloys'^, ou devers luy vint en ambaxade, pour le Roy d'Angleterre, ung chevallier angloys nommé messire Charles de Sombrecet^, parent dudit Roy d'Angleterre ;
1. Etienne Poncher (et non Jean Poncher, comme nous l'avons déjà observé), d'abord conseiller au parlement de Paris, employé par Charles VIII dans les affaires de Saluces (fr. 2919, fol. 9 6w), puis chanceUer de Milan, était devenu évoque de Paris en 1503 et avait prêté serment en cette qualité le 30 avril 1503 à Lyon (fr. 25718, fol. 74; cf. Cérémonial françois, H, 866).
2. Pierre de Saint- André, juge-mage de Carcassonne, puis président de Toulouse, chef de la justice de Gênes, premier président de Toulouse, venait de jouer un rôle important dans le procès du maréchal de Gié.
3. Jacques Ohvier, avocat de la reine à Toulouse contre le maréchal de Gié ; il devint avocat général et premier président du parlement de Paris.
4. L'archiduc fut assigné au parlement de Paris le 6 septembre (Lettres de Louis XII, I, 24).
5. Il était à Blois le 16 août (Desjardins, Négociations, II, 114).