‹ Chroniques de Louis XIIChapitre 44 sur 183 · Six ans et demi · texte numérisé non relu

Six ans et demi

2. Bonne, excellente, parfaite, mais belle, non; elle était même infirme.

3. Louise de Savoie avait obtenu du roi la tutelle de ses enfants, qu'elle gérait avec beaucoup de soin et d'économie. Elle profita des circonstances pour obtenir des accroissements de pension. Le roi lui donnait en outre 2,500 livres f»ar an, pour arrérages d'un prêt de 40,000 livres consenti par Charles d'Angoulôme on

44 CHRONIQUES DE LOUIS XII. [Mai 1506

proche a venir estoit de la couronne, que, pour ce et autres raisons apparentes, délibéra luy donner madame Claude, sa fille, en mariage^, pour laquelle chose trec^ ter voulut audit lieu de Tours tenir conseil. Dont envoya a tous ses parlemens de France et a toutes ses villes pour faire venir vers luy de chascun lieu gens sages et hommes consultez, et tant que en peu de temps furent en ladite ville de Tours, de chascune court de parlement,, presidans et conseilliers, et de toutes les principales villes de France, hommes sages, ordonnez et députez par lesdites villes et pays de France, comme dit est. Aussi y estoyent tous les seigneurs du sang, grant nonbre de prelatz, le chancellier et tout le grant conseil, avecques la pluspart de la noblesse du Royaume de France. Lorsque tous les Estatz furent la ainsi assemblez, le lundi, le mardi et le mercredy des Roisons^, dedans la grant salle du Plessix, le Roy tint siège royal, auquel lieu furent assemblez les Estatz^, c'est assavoir : les prelatz de

1495, lors de la campagne de Novare. Louis XII remboursa à Louise ce capital en 1508 {fr. 20379, p. 62).

1. Le mariage que Louis XII avait préparé avec tant de labeur devait être bien peu heureux, car les deux futurs époux recevaient une éducation fort différente. La fille de Louis XII était très sérieusement élevée, et son futur mari très gaiement. « Ce jeune prince, i dit VHeptaméron (nouvelle IV), « étoit fort sujet à son plaisir, aimant la chasse, passetemps et danses...; et avoit une femme fort fâcheuse, à laquelle les passetemps du mari ne plaisoient point. » Aussi avec sa femme menait-il toujours sa sœur, « qui étoit de joyeuse vie..., toutefois sage et femme de bien. •

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