‹ Chroniques de Louis XIIChapitre 80 sur 183 · Deux cents hommes, d'après Salvago · texte numérisé non relu

Deux cents hommes, d'après Salvago

Mars 1507] COMM^ LES 6SNNBV0YS ASSIS6BRSNT, ETC. 145

jucques encontre les murailles dudit colliege de Sainct Francisque ; et assirent leur artillerye en divers lieulx, entre autres, firent ung rampar devers Besaigne\ touchant a ung lieu nommé Pavye^, près d'ung colliege de nonnains ; et la atiltrerent ung groux canon nommé le Lizard, que iceulx Gennevoys avoyent emprunté de la seigneurie de Pize ; près ung autre lieu, ou autresfoys avoît eu ung chasteau, du costé devers Sainct Roch ^, atitrerent une autre grosse pièce d'artillerye, nommée le Beuffle, laquelle ausi avoyent eu des Pizans. En plusieurs autres lieux de la ville, et du costé de Besaigne, avoyent faict boulouvars et fors, pour mectre leur artillerye grosse et menue, pour tirer contre le chasteau et Sainct Francisque, au lieux plus a main pour leur siège. Et ordonnèrent entre eulx gens pour tenir ledit siège nuyt et jour, et y obeyr a relays, sans jamais cesser de tirer artillerye et donner assaulx, jucques la place fust prise, et les souldartz mors ou affamez.

Messire Gallaz de Salluzart^, capitaine du chasteau, voyant le siège d'iceulx Gennevoys assix devant luy, fist emboucher plus de cent pièces de artillerye grosse et menue droict a la venue du siège ; et en fist mectre hors le chasteau, a l'entrée de la cytadelle, au sommet d'ung hault terrier, une grosse serpentine, la bouche dessus la ville, et au droict du moule de Gennes, pour deffendre le passage aux ennemys et ruer sur les maisons et au travers des rues de Gennes. La cytadelle

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