‹ Chroniques de Sougé-le-GanelonChapitre 35 sur 42 · ÉTÉS CHAUDS, HIVERS RIGOUREUX · texte numérisé non relu

ÉTÉS CHAUDS, HIVERS RIGOUREUX

de 15 liv. — 1542, Fyé : 15 aunes de toile teinte en rouge pour couvrir les images au carême, 26 s. 6 d. — 1587, Fyé : façon de 10 aunes de toile, 12 s. 6 d. — 1599, Assé : 40 aunes de toile (grande lize) que le procureur de fabrique avait fait faire pour des nappes et des parements d'autel et serviettes. « Quelle toile revient à 20 s. par chacune aulne, compris le fil à marquer et lafaczon...ce401iv. 10s. » — 1606, Assé : cinq aunes 1/2 de toile de brin et façon d'une aube, 15 s. — 1628, Assé : « Douzaine et demie de serviettes de toile de lin et mellinge, 7 liv. 10 s. — 1482, Assé : cà un fessier pour la faczon de 42 aulnes de toille et de 22 longures pour servir à lad. esglise, 24 s. — 1613, Fresnay : 60 s. à un tisserand pour avoir tissé 31 aunes de toile, tant de brin que de brin en esloupe et avoir cannesté le fil de lad. toile et renoué 15 liv. de fd mangé et rompu tant parles souris que par vétusté. » Pour le blanc de lad. toile, 15 s. — 1613, Fresnay: 61 s. 6 d. à Marguerite Passe, de Saint-Aubin, pour avoir filé 20 liv. de poupée de brin. — 1627, Assé : douzaine et demie de serviettes de toile de lin et mellinge, 7 liv. 10 s.

§ 11. — Étés chauds, Hivers rigoureux.

Il faut, dans notre pays, considérer comme jours de forte chaleur ceux pendant lesquels la température de l'air à l'ombre varie entre 25 et 30 degrés centigrades au-dessus du zéro thermométrique. Les jours de chaleur exceptionnelle sont ceux où le thermomètre dépasse 33 degrés à l'ombre.

De 170o à 1876, c'est-à-dire en cent onze ans, le chiffre de 36 degrés a été dépassé à Paris 38 fois seulement, et les jours les plus chauds dont on ait gardé le souvenir sont : le 8 juillet 1793 et le 9 août 1863, 38 degrés ; le 19 août 1763, 14 août 1773 et 6 août 1805, 39 degrés; les 25 août 1765 et 17 août 1791, 40 degrés.

Parmi les étés restés mémorables, nous citerons pour la France :

Celui de 1705. Le 30 juillet de cette année, à Montpellier, l'air

était embrasé comme celui qui sort d'un four ; en pleine campagne, on put faire durcir des œufs par leur exposition en plein soleil.

En 1718,1a chaleur occasionna des accidents nombreux.

En 1793, température excessive accompagnée d'une sécheresse prolongée et suivie d'une disette. Le thermomètre marqua au soleil 63 degrés, à l'ombre, pendant 36 jours, de 25 à 31 ; pendant neuf jours, de 32 à 34 ; pendant six, de 35 à 38.

En. 1811, été très-chaud et très-sec sur toute l'Europe. Le vin de cette année est demeuré célèbre dans les fastes de la gastronomie, sous le nom de vin de la comète, à cause de l'apparition d'une brillante comète à l'influence de laquelle on attribua, mais à tort, la constance de la haute température.

En 1822, il y eut 58 jours de chaleur très-forte, accompagnée d'une sécheresse désastreuse. 11 n'avait pas fait froid durant l'hiver.

1830. Les trois journées de combat des 28, 29 et 30 juillet à Paris, le thermomètre accusa 35 et 36 degrés. La chaleur dut exercer une certaine influence sur le cerveau et l'ardeur des combattants.

1834. Chaleur, suivie d'une grande sécheresse. Il y eut abondance d'excellents vins.

1842. Il y eut plus de 75 jours de forte chaleur.

1846. Été très-chaud pendant 59 jours.

La chaleur fut excessive en 1849, à Paris, pendant le choléra. Les années 1852, 1857, 1858 ont été signalées comme remarquables par leur température élevée.

L'été de 1865 fut l'un des plus beaux et des plus chauds dont on ait conservé le souvenir.

Les étés de 1868, 1870, furent chauds.

1876. Du 6 juillet au 18 août chaleur excessive, sécheresse prolongée depuis le printemps jusqu'à la fin d'août. La fin de Tannée fut douce et humide ; la végétation fut très-favorisée ; les bestiaux purent manger de la verdure tout l'hiver. A Sougé, le lilas était en pleine fleur en décembre et janvier.

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