‹ Chroniques des petits théâtres de ParisChapitre 13 sur 38 · LETTRE · texte numérisé non relu

LETTRE

 Monsieur ANDRÉf Auteur de U tragédie du Tremblement de Terre de Lisbonne.

Monsieur,

Comme je crains que vous n^en tendiez pas Tanglais, quoique cette langue soit actuellement fort à la mode et que tous les savants se fassent une espèce de devoir de l'apprendre, je prends le parti de vous envoyer la traduction de ma lettre. Voici ce que j*ai rhonneur de vous marquer :

Monsieur,

On dit que vous avez fait une tragédie ad-« mirable sur le tremblement de terre de Lisbonne; je suis très persuadé qu'elle aura le succès le plus brillant. On m'en a rapporté quelques traits: vous devez tout espérer de la scène pathétique du couteau et du beau récit du cinquième acte. Un ouvrage de cette nature réussira également chez toutes les

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nations: heureux qui aura le premier Tavantage de le procurer aux étrangers dans leurs propres langues ! Je serai bien flatté si vous voulez me mettre en état de le faire admirer de mes compatriotes; je vous en demande un exemplaire^ sitôt quMl paraîtra.

Vous ne devez pas douter des efforts que je ferai pour rendre dans ma traduction les beautés de Toriginal, et pour vous attirer à Londres les mêmes applaudissements que vous recevez à Paris. Je suis, etc.

Daignez, Monsieur, satisfaire à ma demande; les circonstances m'empêchent de donner mon adresse; la personne qui vous remettra ma lettre^ ira chercher l'exemplaire le jour que vous lui indiquerez. Je suis sans réserve,

Monsieur,

Votre très humble et très obéissant serviteur,

COTWEIN.

Ce 4 novembre I7s6.

Les rôles de la pièce furent distribués, appris, répétés, et TafRche des Délasse-

Théâtre des Délassements comiques. 127

ments porta bientôt ces mots imprimés en gros caractères ;

aujourd'hui la premiere représentation du

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