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CHAPITRE CCXLIII

Commenl plusieurs nolablesambass.ideurs s’assemblèrent entre Gravelines el Calais, sur le fait du parlenienl qui se de-

Toil tenir el faire entre les rois de France et d’Angleterre.

En ce temps, furent assemblés plusieurs notables ambassadeurs entre Gravelines et Calais, au lieu où l’an précédent avoient été ordonnés, tant de par les rois de France et d'Angleterre comme par le duc de Bourgogne. Entre lesquels y étoient , de par le roi de France , l’archcvéque de Rheims , grand-chancelier, l’archevêque de Narbonne el l’évêque de Chà-

TO-l

Ions, les comtes de Vendôme et de Dunois , le seigneur de Dampierre, messire Régnault Girard, capitaine de La Rochelle, maître Robert Maillière el Andry Le Bœuf. Et de la partie du dit duc de Bourgogne, la duchesse sa femme, l’évêque de Tournai, maître Nicolas Raoulin, chancelier du dit duc, le seigneur de Crèvecœur, le seigneur de Santois, maître Pierre Bourdin , messire Philippe de Nanterre , et plusieurs autres. Et du côté du roi d’Angleterre , le cardinal de Vincestre , ^é^êque d’York, l’évêque do Norwich, l’évêque de Saint-David, l’évêque de Lisieux, le doyen de Salsebéry, le duc de Norfolk, le comte de Staffort el son frère, le seigneur de Bresuirc , le comte d'Oxonfort, messire Thomas Kiriel el plusieurs autres notables hommes. Lesquels tous ensemble eurent conseils par plusieurs journées, pour savoir s’il pourroient aucune chose besogner sur la paix générale d’entre les deux royaumes, et aussi pour la délivrance du duc d’Orléans. Mais finablemenl ne purent venir à aucune conclusion qui fût de valeur; car les Anglois , pour nul rien , ne voiiloient condescendre à faire nul traité avecque le roi de France, sinon que la duché de Normandie avec leurs autres conquêles leur demeurassent franchement, sans les tenirdu dit roi de France. Si fut repris autre journée au prochain an ensuivant, et SC départirent d’illec sans autre chose besogner. Et quant est aux Anglois, ils y étoient venus en grand’ pompe et bobant, el moult richement habillés ; el par spécial le dessus dit cardinal de Vincestre y avoil fait venir de moult riches tentes et pavillons, bien parés el ornés de tout ce qu’il y falloil, tant de vaisselle d’or el d’argent comme d’autres besognes nécessaires el duisables. El fil à la dite duchesse, sa belle nièce, moult joyeuse chère et réception, cl la festoya très honorablement. Et après s’en retournèrent chacun d’eux ès lieux el places dont ils étoient venus, sans pouvoir autre chose besogner.

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