‹ Chroniques et traditions provençalesChapitre 21 sur 29 · a.t,zsdbyGOOg[C · texte numérisé non relu

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I, INVASION

potences sotit dressées. I-es héroïques |«iysans en mesurèrent la huutenr; ils pensaient que de là liant, teinaitredetant de peuples leur paraitrait bien bas, l'nii d'eux en fit publiquement ta remarque , tous se mirent à rire et marchèrent gaiement au suppliée.

Quand Dieu a manifesté ses ordres suprêmes, quand du trône de l'univers il daigne parler aux hommes par les actions des hommes; alors une profonde obéissance à ses augustes décrets doit être la réponse qui lui prouve qu'il a été compris. Il avait voulu dans sa sagesse éclairer l'orgueilleux empereur, sur les conséquences insensées de son entreprise au sein de l'antique royaume de France , et il avait prêté une étincelle de sa force et du feu contempteur des hasards à une troupe qui malgré sa faiblesse l'arrêta dans sa marche victorieuse ; la leçon avait été sévère , pourtant

DE CHARLES-QUIW T. l6l

ses yeux n'étaient pas tout à fait dessillés, dans soti aveuglement, il osa continuer sa course rapide; deux mois après , repoussé d'Arles et de Marseille, harcelle par Pontevez et Brissac, il est forcé de regagner Nice. Dix-huit mille soldats le suivaient ^débris d'une armée la plus nombreuse et la plus vaillante qu'on eût vu depuis bien des siècles.

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Le sombre empereur étouffa^ ses remords sous le poids d'autres trophées , égara les reproches de sa conscience à travers ses rêves d'ambition et de conquêtes. Mais quand un jour fatigué des gloires de la terre ^ il se permit d'aspirer au repos de l'ame, en attendant les quiétudes du ciel ; quand s'essayant au mépris des grandeurs du monde, il se vit forcé de dérouler sa propre histoire; on dit qu'il aperçut avec effroi combien le caractère du monarque avait dénaturé le cœur de l'hom-

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me, et qu'il se prit à pleurer amèrement sur des traits d'incroyables folies, de rigides extravagances, de cruautés inouies, parmi lesquelles se retracèrent sans cesse à son souvenir ces deux faits si honteux pour sa gloire; l'incendie de Lesterelle et la capitulation de la tour du Muy. '*

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