QUELQUES PENSEES
Foorqnoi Toit-oD tant de bassesses toua tes jonn at qui
:er ainsi le caraotùre tlea honiUKU? C'oxt l« fai-
e de penser qae les aalrcs sont lUûUleura qu« noui-
et de croire leur estime nu dossua do nolrn m^rîto.
itla lâcheté de vouloir pamitro non pnn ott t^iio noua
lis ce <|ao d'natrcs vcnlont r|uu nous «ojroni,
« efiâgant bîdsI gans cbb96 nu point da nous oroiro îadi'
pea da bien m@mo que noua fuisona.
e n'est pas notre propru fond^ qiio dour anllimni, m mt les jugements d'autnii ; oo xont te* orrotini, •>« mitl iM ^ng&, sea jalousies et ses envie*.
Noaa n'avons plus mSma do vertuR (jul lolniit h nom «n >pre et nouH ne voulons que celles qu'on noUR taaonnalt n noue prSto,
e propre du respoot liumaln, o'oil do Vouloir piiratlro rtneux au prix do la vnrtii clln-tnAme. Il fntit <|i|'<iii t loué, et dès lors un nu omit liotiiTiiii lU liinii ; »i«la un X pas les Imtniucii qui font la vnrtu, o'a»% U *»litt i|ul m homme*.
322 QUILQUIS PXNSÉnU
XJn peuple est toujours jeune tant qu'il conserve Tesprlt de progrès. L'homme qui est sur le retour de Tâge s'affaiblit de jour en jour ; mais les peuples, qui se composent de générations, se renouvellent sans cesse. Seules, les nations qui interdisent la critique sur les choses qui les inté-
vrcsscnt le plus, comme la religion, le gouvernement et les
lois, ne peuvent <^chapper à la décadence.
Il se peut qu'un peuple diminue ou s'efface, mais il se retrouve toujours plus tard chez le peuple qui lui succède et qui fait une étape de plus en avant.
C'est nous qui sommes les vieux, et ce sont les anciens qui étaient les jeunes. Il ne faut pas se renfermer dans le sens de nation, mais se mettre au point de vue de l'humanité, pour être dans le vrai.
Sylla fit voir aux Komains qui commençaient à être énervés tout ce que peut faire celui qui ose. Plus tard, Auguste montra aux Komains devenus esclaves tout ce qu'on peut faire sans rien oser.
Quand on veut établir la tyrannie, c'est du peuple qu'on
^e sert. On a toujours vu les ambitieux commencer par
tittaquer où par corrompre les lois établies dans les états
qui ont perdu leur liberté; puis plonger le peuple dans
une licence sans bornes, état qui ne peut durer à cauâë de
son excès même : et comme on ne peut rendre à un peuple
corrompu le respect des lois, il n'y a plus que la tyrannie
qui puisse faire cesser la licence.
La Liberté consiste dans le pouvoir de faire tout ce
qu'autorisent les lois qui ne peuvent avoir d'autre but que
de la garantir. Dans les états asiatiques, les lois semblent
QUELgUES PENStES.
ÛoStiaêia à fortifier le despotisme ; c'est pourquoi elles y si pea reapectée?. On y voit un pouvoir tjuî peut tout entrepTeodre, et un troupeau d'hommes qui ne peut jumais s s'abaisser. Nul pouvoir intermédiaire pour protéger .Ds et pour réprimer l'autre. £n effet, si vous no Baves pas employer le seul moyen propre i vous défendre, ai vous l'avez jamiûs connu i'exeraice dos lois, vous n'êtes bons pi'à flerrir,
C'eat le respect aveugle do l'autorité qui fait le aouien et k force du. despotisme. Ou n'ose contester oo pli est établi depuis si longtemps : l'osarpation, l'arbitraire, ee excès de t^iut genre deviennent des droits ; car le deapoisme ne peut so soutenir sans créer toute esp^ea d'abus, ittuB violenter la pensée, les instincts, sans diriger sans leaae les hommes vers l'obscurcissement et sans porter ineanmeat. la corruption dans les moeurs; il l' engendre omme l'caa stagnante produit la bouc.
' Le mobile des progrès moderneH, o'ost la liberté individoclle. Cette liberté, sans les associations, est iiifécondo. Les associations, sans la liberté, sont des engins de tyrannie.
Les républiques ont besoin de progrès ot d'activitd uontînuels; car rien n'est ardent ootnnie tes passions des lommes libres. La liberté est comiuo lo volcan qui su consume lui-même quand il ne peut éclater au dcboM.