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CHAPITRE XII

1380, juin. COKCLUSIOM DE LA PAIX ENTRE LE COMTE DE FLANDRE ET LES GANTOIS. 8 aOÛt. REPRISE DES HOSTILITES. 27 août.

DÉFAITE DES GANTOIS. — Septembre . le comte fait le siège de GAND. — 5 novembre, victoire des gantois a longpont. — 10 novembre, paix martinienne. — 1381, février, nouveaux différends. — 13 mai. défaite des gantois a nevele; leur DÉSUNION (§§ 193 à 208).

En Flandre, les Gantois sont toujours en hostilités avec le

acte par letpiel ses barons s'engageaient à refuser de combatlre les Anglais, si le roi de France voulait y forcer le duc. Buckingliam feignit de se contenter de cet acte et partit (Doin Morice, Hist. de Brel.. t. I, p. 384).

t. Walsingham {Hisl. aiigl., t. I, p. 444) prétend que le duc de Bretagne donna de l'argent aux Anglais pour obtenir leur départ. L'armée anglaise était alors bien diminuée ]>ar les maladies {Religieux- de Saint- Denis, t. I, p. 66) : de 6,0UI) hommes ([u'elle comptait devant Nantes, elle n'en avait guère plus de 3,000 (Chr. du bon duc Loys, p. 35), et avait perdu tous ses chevaux CWalsingham, t. I, p. 444). Le paiement des gages de Buckinghain (9,000 livres) et celui de ses chevaliers est daté de Brest, 30 avril 1381 {Rec. Ojf., Lord Treas. Rem., For. Ace. 4, m. 40 v" et 50 V"). Le 2 mai, le comte de Buckingham arrive à Falmouth avec 1,069 hommes; le reste de ses gens débarque dans d'autres ports de Cornouailles {Rec. Ojf., Lord Treas. Rem., For. Ace. 4, m. 40 v°).

2. A ces noms, il faut ajouter ceux de Guillaume de Windsor, qui part pour Cherbourg le 5 mars, de Guillaume de Faringdon et de Massy

comte, qui profite d'une émeute populaire à Bruges pour intervenir et mettre la main sur la ville, où il lait de nombreuses exécutions ; ce qui entraîne la soumission du Franc de Bruges ' .

Enhardi par ce succès, le comte décide d'aller assiéger Ypres, que viennent secourir 3,000 Gantois, conduits par Jean Boele"'' et Arnould de Clerk^. De Bruges, le comte se dirige sur ïhourout, puis sur Poperinghe, oîi il réunit une armée de 20,000 hommes. P. 51 à 53, 313, 314.

Les Gantois envoient alors à Ypres un nouveau renfort de 9,000 hommes, sous les ordres de Basse d'Herzeele, Pierre du Bois, Pierre de Wintere'' et Jean de Launoit^, qui, après être passés par Courlrai, décidés à livrer bataille au comte, attendent à Roulers '' d'être rejoints par les troupes d'Ypres, déjà renforcées par celles de Jean Boele et d' Arnould de Clerk.

Surprises dans une embuscade, ces dernières troupes sont taillées en pièces par les gens du comte^ et perdent près de

de Podyngton, qui s'apprêtent à le rejoindre, le 30 mai (Rec. Ojf., Early Chancery Rolls 325, m. 13 et 2).

1. Après l'exécution de Jean Pruneel et l'appol fait ])ar le comte aux bannis de Flandre (voy. t. IX, p. xciv-xcv), le 18 juin 1380, les Brugeois avaient arraché à Louis de Maie certains privilèges relatifs, entre autres, à la bière et aux vins. Revenu à Lille, le comte s'était hâté de révoquer ces concessions {Arch. du iVord, citées dans Le Glay. Chronique rimée, p. 88, note 1) et avait im]iosé son alliance aux habitants de Bruges et du Franc (J. Meyer, Ann. flandr., fol. 174). Malgré ces alliés, malgré ses mercenaires anglais (Religieux de Saint-Denis, t. I, p. 110), le comte assistait aux nouveaux succès des Garilois, qui s'étaient emparés de plusieurs villes (Kervyn, Isl. et chr. de Flandre, t. II, ]>. 191 et 236); il se résolut à la paix, qui fut « criée » au mois de juin 1380. Elle fut bientôt romimc, le 8 août, à l'occasion d'une (luerelle de tisserands {Meyer, fol. 17i), et les hostilités recommencèrent.

2. C'est par erreur que, dans le volume ])réc.édent (t. IX, p. lxxxii), ce personnage a été appelé Guillanme. Jean Boele, qui figure à ditl'ércntes reprises dans les comptes de la ville de Gand, était échevin en février 1381 (J. Vuyisteke, Rekeningen der Stad Gent, 1893, p. 185).

3. Arnould de Clerk (en llamand Arent de Cleerc) est mentionné en 1380 avec Simon Colpaert dans les comptes de Gand {Rekeningen, p. 192) à propos d'une expédition à Dixmude.

4. Un Pierre de Wint parait en mai 1378 dans les comptes de Gand [Rekeningen, p. 104).

5. Jean de Launoit (Jan vander Elst) appartient à la corporation des marchands en 1376 et 1377 {Rekeningen, y. 24, 35, 83, 97, etc.). Est-ce le même que Jan vander Ileist, échevin entre 1377 et 1380 [Ibid., p. 151)? D'après Meyer (fol. 177 r°), c'était un banni.

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