Ibid., p
G. Ces autres villes étaient Dammo, l'Écluse, Rerghes « ol tout le rema- <i niinl d<' Flan.lre » (/,s7. et chr.. l. 11, p. 178 el 248).
7. l'Iiilippe d Artevelde alla à CourUai, où il i-lait le 11 mai, avant de
SOMilAlRE DU DEUXIÈME LIVRE, §§ 263-312. Lxvii
ne peut obtenir qu'Audenarde fasse acte d'obéissance. Les trois chevaliers, gardiens de la ville, ne veulent point trahir le comte et se rient des menaces du fils d'un brasseur d'hydromel'. P. 241, 242, 381.
Furieux de cette résistance, Philippe séjourne cinq ou six jours à Courtrai, puis retourne à Gand, où il est accueilli avec les plus grands honneurs. Magnifiquement vêtu, entouré de soldats, menant vie joyeuse et dépensant largement, le nouveau reivaert de Flandre est au comble de sa puissance. P. 242, 243, 381, 382.
Le comte est à Lille ^> il songe à reconquérir son pays rebelle avec l'aide de son gendre le duc de Bourgogne et du jeune roi de France, qui, certainement, suivra les avis de son oncle. En attendant, il envoie comme capitaine à Audenarde Daniel d'Halewyn, accompagné de 150 lances, de 100 arbalétriers et de 200 hommes de pied. P. 243 à 245, 382, 383.
Le 17 mai, Daniel d'Halewyn entre dans Audenarde; avec lui sont Louis et Gilbert de Leeuwerghem^, Jean' et Florent de Heule, Blanchart de Galonné, Gérard de Rasseghem, Gérard
se rendre à Ypres, oii il était le 24. K la lin de mai, il mettait le siège devant Audenarde (Meyer, fol. 185 v").
1. Une chronique française do la Bibliothèque nationale (fr. 17272, fol. 22 V) qualifie Jacques d'Artevelde de o brasseur de miel. » C'est ainsi que Froissart s'exprime dans sa première rédaction et dans la rédaction du ms. dWmiens (t. I, p. 127 et 394); mais, dans la rédaction du ms. de Rome (t. I, p. 394), il le nomme sim|ilement bourgeois. Les Grandes Chroniques (t. V, p. 372) diseni, qu'il « prist. A femme une 0 brasseresse de miel; » même leçon dans la Chronographia (t. II, p. 46). Voy. à cet é^ard Kervyn. t. II, p. 533-539, et t. IV, p. 464-475. Les Iravaux de M. de Poter sur les Arlevelde, dans les publications de l'Académie de Belgique, ont été complétés par M. J. Vuyistcke en 1873 (Eenige Uijzonderkeden over de Artevdden).
2. Pour essayer de paralyser le commerce des villes révoltées, le comte signe à Lille, le 15 mai 1382, des lettres par lesquelles il déclare ne plus (ircndre « sous sa protection et sauve-garde les marchands étrangers « étant en Flandre, à cause de la rébellion des habitants de ce pays » (Pièce des Arch. du Nord, analysée par Le Glay, Clir. rimée, p. 103). D'après Walsiugham (t. II, p. 62), le comte se tint à Saint-Omer pendant le siège d'Audenarde.
3. Gilbert de Leeuwerghem, écuyer, était capitaine d'Audenarde à la date du 8 avril 1382 (Le Glay, Chr. rimée, p. 103). Il devint plus lard chambellan du duc de ISourgogne.
4. Jean de Heule était un des défenseurs d'Audenarde en 1379 {Isl. et chr., t. Il, p. 165 et 230).
LXVIil CHRONIQUES DE J. FROISSART.
de Marquillies, Lambert de Lambres, Enguerran Zannequin', Morelet d'Halewyn, Hanghenandin et plusieurs autres chevaliers et écuyers de Flandre et d'Artois. P. 245, 246, 383.
Philippe entreprend alors le siège d'Audenarde, il lève une taille de quatre gros par semaine sur chaque feu et convoque tous les combattants flamands pour le 9 juin sous les murs d'Audenarde. Personne ne manque à l'appel et Philippe se trouve à la tête d'une armée de plus de 100,000 hommes^, bien approvisionnés de tous côtés. Son premier soin est de planter des pieux dans l'Escaut, pour empêcher les bateaux de Tournai de descendre à Audenarde. P. 246, 247, 383, 384.
Daniel d'Halewyn s'apprête à soutenir le siège; il distribue les provisions, couvre de terre les toits des maisons voisines des murs, exposées plus particulièrement aux coups des nombreux canons des Gantois, renvoie de la ville les vieillards et les bêtes de somme et loge dans les églises les femmes et les enfants. Il soutient ainsi le siège tout l'été, faisant parfois des escarmouches où se distinguent deux frères, écuyers d'Artois, Lambert et Tristan ■" de Lambres.
Philippe d'Artevelde, qui ne veut jioint donner l'assaut pour ménager son monde, établit sur la montagne qui domine Audenarde un immense mouton destiné à jeter de grosses pierres sur la ville'' ; il a de plus à sa disposition d'autres puissants engins, qui ne peuvent réussir à lasser la patience et le courage des assiégés. P. 247 à 249, 384.
Pendant le siège d'Audenarde, 1,200 routiers environ se détachent de l'armée et s'en vont détruire par toute la Flandre les châteaux des nobles; ils dévastent une seconde fois le château du comte à Maie et brisent le berceau où il dormait enfant. De là, ils se rendent à Bruges, où ils sont bien reçus par Pierre du Bois et Pierre de VVintere ; et, après quelques jours
1. Cet écuyer a])partenait sans tloiitp à la famille de Nicolas Zannequin, capilaiiio des Flamands, lue à la lialaillo de Cassai.
2. D apri>s le Religieux de Hatnl-Denis (t. I, p. 170), l'armée de Philippe d'Artevelde comptait 300 archers anglais, 40,000 Gantois et un f;rand nombre de bannis et de (-oudamnés.
3. Nous voyons Tristan de Lambres, écuyer, tenir un ('■eu aux obsèifues du comte de Flandre (Kervyn, t. .\. p. '28'2).
i. M. Kervyn \eut reconnailrc cette grosse pièce de siège o dans le (I canon gigantesque placé aujourd'hui à Gand, » près du marclié du Vendredi (t. X, p. 4B1).