Marne, arr. de Reims
5. C'est le dimanche 11 novembre que le roi rentra à Paris « à grant « solempnité... et fu la ville encourtinée, et furent joustes faites au palais, <i le lundi et le mardi, des chevaliers et escuiers qui y estoicnt » {Grandes Chroniques, t. VI, p. 472).
6. A la date du 19 novembre 1380, le duc de Berri est nommé lieute-
demande des ducs de Brabant et d'Anjou, le comte de Saint- Pol peut rentrer en France', où il s'établit dans son château de Bohain^. P. 9 à 13, 300, 3013.
Le duc de Bretagne, comme nous l'avons dit, avait quitté Rennes et se dirigeait, avec les seigneurs de Montbouchier, de Montraulieu et tous ses conseillers, vers Hennebont et Vannes. Le comte de Buckingham, passant par Châtillon'*, Bain^ et IVozay®, arrive en quatre jours aux faubourgs de Nantes où il se loge à la porte Sauvetout; Guillaume de Latimer, connétable de l'armée, Gautier Fitz-Walter et Raoul Basset se logent à la porte Saint-Pierre; Robert RnoUes et Thomas de Persi à la porte Saint-TVicolas; Guillaume de Windsor et Hugues de Calverle}' à la poterne de Richebourg.
Ils sont aussitôt inquiétés par les défenseurs de la ville, Jean le Barrois des Barres en tête'', qui, la veille de la Saint-Martin (10 novembre), les surprennent à la porte Saint-Pierre. P. 13 à 15, 301, 302.
Le surlendemain (12 novembre), nouvelle escarmouche du côté de la Loire, que soutiennent Jean de Harleston, Guillaume de Windsor et Robert Knolles. P. 15, 16, 302.
nant général du roi en Guyenne, Toulousain, LansueJoc, Berri, Poitou et Auvergne, avec faculté de disposer dans ces pays des finances du roi {Bibl. liât., Brienne vol. 259, fol. 219-'i'22 v°). Le duc d'Anjou, i|ui s'était déjà fait attribuer la majeure partie du trésor royal, reçoit en don (25 décembre 1380) les restes des forfaitures des N'avarrais (Arck. na(.,Si 121, fol. 120). L'accord délinitif pour le gouvernement du royaume eut lieu le 28 janvier 1381 : un conseil de régence de douze personnes était nommé; la garde du roi et de M' de Valois était contiée aux ducs de Bourgogne et de Bourbon; le duc d'Anjou avait la présidence du conseil [BM. nat-, ms. fr. 0537, fol. 45, orig.).
1. \.Q comte de Saint-Pol vint à Paris demander grâce au roi, et, soutenu par de puissants amis, entre autres le sire de Couci, obtint la reslilulion de ses biens (Chronograpliia regum francorum, p. p. 11. Moranvillr, t. III, p. 2). Il ne put, malgré ses elforls, arriver à perdre liureau de la Rivière, auiiuel il re|U-ochait sa disgrâce [Religieiuc de Saint-Denis, t. I, p. 36 et 38).