‹ Chroniques (volume 3)Chapitre 31 sur 94 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DE l'exactitude RELATIV.: DE FROISSART.

La conscience de Froissart n'est j3as moins incontestable qiie sa bonne foi ; mais, de même que celleci n'empêche pas toujours la partialité, la conscience de l'auteur des Chroniques n'exclut point, hélas ! un fréquent défaut de critique. Il serait souverainement injuste de demander à un chroniqueur qui a dû comj)oser la plupart de ses récits d'après des témoignages ])urement oraux l'exactitude matérielle qu'il est si facile d'atteindre aujourd'hui grâce aux ressources de tout genre mises à la disj)osition des historiens depuis la découverte de l'imprimerie.

Si l'on veut aj)pi"écier équitablement le degré de conscience apj)orté ])ar Froissart dans la recherche de la vérité, il le faut comparer sous ce rapport aux autres annalistes ses contemporains : on verra que la comjniraison n'est nullement défavorable au chroniqueur de Valcnciennes.

Assui-ement, ce <{u'il y a de ])lus (léf(H^lueux dans l'œuvre de Froissart, c'est sa chronologie et sa géogra|)liic nii |)lul()l sa stratégie; et pourtant il est loin de fausser los dates, de confondre cl d'estropier les noms au même dci^Mc (jiie tel autre ehroniqueui' de la même «jxtquc, Jcmii le Hel, par exemple. (Quelques-unes des plus grossières erreurs de ce volume, (lardueil ou (larlisle pl;ie('' en G(illes\ Guilhiitrnc* de

1. Voy*'/. .Ifitii !«• IJil , Chronujiies, «'(lil. I'(il;iiii, I. I, p. k(S. Cf. l'ruissjirt, I. I de notre «'(lilioii, p. 50-

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