J.iiii |<- Mrl, i. I, p. 80. Cf. l'Voivsart, l. I. p
IXTRODUCTION. cxxi
Douglas et Louis^ de Crainhem substitues à Jacques de Douglas et à Léon de Crainhem, le titre de comte de. Richemont^ conféré à Robert d'Artois, le noble et riche Jacques d'Arteveld transformé en simple brasseur de miel^ : ces erreurs et une foule d'autres sont autant d'emprunts malheureux faits à la chronique du chanoine de Liège.
Combien Froissart est moins inexact que son modèle dans les parties qui lui appartiennent en propre, telles que le récit des campagnes d'Ecosse* de 1333 à 1336 ou de la guerre de GascogneM Là encore sans doute notre chroniqueur intervertit souvent l'ordre des événements, il brouille les dates, surtout il ne se rend pas toujours un compte bien exact des mouvements stratégiques, il altère parfois au point de la rendre méconnaissable la forme de certains noms de personne ou de heu : il n'en est pas moins vrai que l'éditeur a pu identifiera peu près sûrement la plupart des localités d'Ecosse ou de Gascogne mentionnées dans les deu\ longues narrations dont il s'agit.
La géographie de Froissart est même en certains cas d'une exactitude minutieuse jusque dans les détails les plus infimes. Ainsi dans le récit de la guerre de Gascogne, l'auteur des Chroniques dit quelque part que les Français mirent le siège « devant ]\Iu'emont, qui siet sur le rivière de Bourdonne ^ » Ce mot de Dourdonne fait supposer au premier abord qu'il s'agit de la Dordogne : on consulte la carte de