‹ Chroniques (volume 3)Chapitre 60 sur 94 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

1337. RETOIJR DES ENVOYÉS AKCLaIS DANS LEUR PAYS ; PREPARATIFS

de guerre et échange de defis entre les rois de france et d'angleterre (§ 62).

Première rédaction. — Le duc de Brabant, qui vient de s'engager à prêter son appui effectif au roi d'Angleterre, craint de s'attirer l'inimitié du roi de France. Il craint qu'en cas d'échec des Anglais, Philippe de Valois ne le fasse payer pour les autres. C'est pourquoi, il prend soin de se justifier à l'avance vis-à-vis du roi de France auprès duquel il envoie l'un de ses conseillers

1. Le comté de Juliors fut l'iiijr «ii marquisat et principauté par Louis de Bavière en faveur de Guillaume V en 1336.

ccx CHRONIQUES DE J. FROISSART.

nommé [Léon] de Ci'ainhem, chevalier d'un très-grand sens : il se défend d'être entré dans aucune coalition contre son puissant voisin ; seulement , il n'a pu se dispenser d'accorder au roi d'Angleterre , son cousin germain , le libre passage à travers son duché ; mais du reste il ne fera rien qui soit de nature à déplaire au roi de France. Philippe de Valois se tient i)our satisfait de ces excuses. Ce qui n'empêche pas le duc de Brabant de recruter à ce moment-là même , dans son pays et ailleurs, le nombre de gens d'armes qu'il a promis de fournir au roi d'Angleterre. P. 133.

Sur ces entrefaites, l'évêque de Lincoln*, Renaud de Cobham et les autres envoyés anglais quittent le Hainaut et reprennent le chemin de leur pays. Us s'embarquent à Dordrecht^ en Hollande, pour éviter de passer près de l'île de Cadsand, car ils craignent de tomber entre les mains d'une bande d'écumeurs qui occupent cette île à la solde du roi de France et du comte de Flandre. Le roi d'Angleterre accueille avec joie la nouvelle des alliances qui ont été conclues avec le comte de Hainaut, le duc de Brabant et un certain nombre de seigneurs des marches d'Allemagne. P. 134, 407, 408.

Seconde rédaction. — Les ambassadeurs d'Angleterre quittent Valencienncs après neuf mois de séjour et retournent dans leur pays. Ils annoncent qu'en présence du refus de Pliilippe de Valois d'entrer en pourparlers avec eux, ils se sont assuré l'appui d'un certain nombre de seigneurs d'Allemagne qui prient le roi d'Angleterre de passer la mer et de venir s'entendre avec ses alli('S du continent. Ils préviennent aussi Edouard III que le comte de Flandre tient dans l'île do Cadsand luie garnison dont les Anglais ont beaucoup à souffrir. P. 400 et -401 .

Le roi d'Angleterre convoque à Londres les représentants des trois Ordres de son royaume pour la Saint-Michel 1337. Ce parlement se tient à Westminster hors Londres et dure trois semaines. Les évcques de Lincoln et de Durliam et les autres seigneurs qui ont été envoyés en ambassade à Valnuicnnes exposent devant la hante assemblée le résultat de leur mission. I>e pai'lement, après milre «lé-libéralion, est d'avis (jue le roi d'Angleterre

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