Seconde rédaction : à Dicsl
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Bruges l'étaple des laines qu'il lui avait enlevc'e. Bientôt après, il passe la mer et vient débarquer à Anvers en compagnie de la reine sa femme et de Robert d'Artois, comte de Richemont. P. 412,417.
Le duc de Brabant envoie l'un de ses clievaliers souhaiter la bienvenue au roi d'Angleterre qui reçoit aussi la visite de Jacques d'Arteveld et des seigneurs des marches d'Allemagne. Il s'engage alors entre Edouard III et ses alliés de grands pourparlers auxquels le jeune comte de Ilainaut refuse d'abord de prendre part, en disant qu'il entend rester Français et tenir le parti du roi son oncle. P. 417.
Sur ces entrefaites, la reine d'Angleterre met au monde un fds qui reçoit le nom de Lion et qui fut depuis duc de Clarence. Pendant que Philippe fait ses relevailles , Edouard III se rend à Gand à une entrevue qui dure quinze jours et où il a convié le duc de Brabant, le comte de Hainaut et les grands feudataires des marches d'Allemagne. Là, on décide, d'après le conseil de Jean le jNIayeur, que le roi d'Angleterre doit d'abord se faire nommer vicaire de l'Empire, afin de fournir aux seigneurs allemands, qui seront tenus à ce titre de lui obéir, un prétexte légitime de marcher sous ses ordi-es contre le roi de France. P. 423.
Seconde rédaction. — Après la défaite de Cadsand, les Flamands envoient par le conseil de Jacques d'Arteveld douze bourgeois des principales villes de Flandre auprès du roi d'Angleterre ; ces bourgeois ont mission de disculper leurs compatriotes de toute complicité avec les gens d'armes vaincus et d'inviter le vainqueur à venir dans leur pays. Edouard III, qui reçoit ces envoyés à Eltham, leur promet de se rendre à Anvers à Noél prochain pour s'entendre avec le comte et, à défaut du comte, avec les bonnes villes du comté. En attendant son voyage, il autorise jusqu'au l*' janvier la reprise des relations entre la Flandre et l'Angleterre. P. 414 et 412.
Quand tout est prêt à Anvers pour le recevoir, le roi d'Angleterre s'embarque pour la Flandre ; il emmène avec lui la reine sa femme alors enceinte, Robert d'Artois, les comtes de Derby, de Warwich, de Pembridge, de Suffolk , d'Arundel et de Kent, les évêques de Lincoln et de Durham, Renaud de Cobham, Richard de StafFord, Guillaume Fitz-Waren, Gautier de Mauny, Philippe de Hastings, les seigneurs de la Warc, de Beauchamp, de Ferrers, de Basset, de Willoughby et de Bradeston. Edouard III dé-
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barque à Anvers vers la Saint- Aubert et la Sainte-Luce (13 décembre). P. 416 et 417.
Peu de temps après l'aiTivée du roi anglais à Anvers, la reine sa femme met au monde un fils qui reçoit le nom de Lion ; et le comte de Hainaut, frère de Philippe, vient assister aux pompeuses relevailles de sa sœm' en compagnie de Jean de Hainaut son oncle. Pressé par Jacques d'Arteveld de s'entendre avec Edouard HI, le comte de Flandi'e déclare qu'il aime mieux perdre tous les revenus de son comté que de s'allier avec le roi d'Angleterre contre son cousin le roi de France ; et de peur qu'on ne le veuille contraindre à cette alliance, Louis de Nevers quitte la Flandre et se retire en France avec Marguerite sa 4}t femme et Louis son fils à la cour de Philippe de Valois. P. 418,
Jacques d'Arteveld se rend alors à Anvers auprès du roi d'Angleterre, accompagné de soixante bourgeois des plus grands de Flandre ; et sur les instances du chef de cette députation , ami dévoué des Anglais, Edouard IH consent à rendre aux Flamands l'étaple des laines qu'ils ont perdue depuis trois ans, à la condition qu'il poui-ra désormais aller et venir en Flandre , avec ou sans armée , comme il lui plaira ; mais les envoyés des bonnes villes refusent de s'engager au nom de leurs compatriotes à envahir le Tournésis , les châtellenies de Lille et de Douai et à prendre les armes contre le roi de France. Après le départ de ses collègues , Jacques d'Arteveld jjasse son temps en allées et venues de Gand à Anvers ; il est sans cesse en visite auprès d'Edouard m auquel il promet de le rendre maître de la Flandre. Il se fait fort, quoi qu'en aient dit les autres députés flamands, de mettre sur pied au besoin cent mille combattants prêts à attaquer et à envaliir la France par le côté qu'Edouard HI leur désignera. C'est qu'autant Jacques d'Arteveld est prochain «n ami du roi d'Angleterre, autant il est craint et redouté par toute la Flandre. Depuis le dépait du comte, il y règne en souverain; et nul n'est plus puissant(|ue lui, j)rincipalemcnt à Gand.... V. 419.
Edouard HI convoque à Anvers ses principaux alliés, le duc de Brabant, le comte de Gueidre, le mar(|uis de Jiiliors, les comtes de Clèves et de Salin, le uiar<|iiis de BiaïKirIxmig, le sire de Fau- (|ii<-mont'; et le comte <lc il.iinaul seul rtliise de se rendre à l'a])- |»el de son beau-frère. P. 417.
1 Faufjurmonl est la traduction frauraiso de f^alkenburg, localité qui
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Mis en demeure de fournir les secours promis au roi d'Angleterre, ces seigneiu'S demandent du temps pour réfléchir; et l'on convient d'une nouvelle entrevue qui doit avoir lieu trois semaines après la Saint-Jean. En attendant cette entrevue, Edouard III va hal)iter avec sa femme l'abbaye Saint-Bernard d'Anvers. P. 420.
En Brabant, le roi d'Angleterre compte plus de partisans que le roi de France , spécialement parmi les habitants des bonnes villes ; mais le duc , qui est prudent et avisé, ne se veut point mettre en guerre avec son puissant voisin , et il se promet bien de ne jamais être anglais, si en Hainaut et en Flandre on ne l'est encore plus que lui. Quant aux Flamands, ils inclinent de jîlus en plus du côté de l'Angleterre. C'est que Jacques d'Arteveld, qui est alors tout en Flandi^e, fait sans cesse des discours aux habitants de Gand, de Bruges, d'Ypres, de Courtrai, d'Audenarde , où il montre si bien les avantages de l'alliance anglaise que ses compatriotes sont prêts à marcher à son commandement sous la bannière d'Edouard III. Les dispositions sont les mêmes dans le Hainaut oii les gens des communes surtout sont très-favorables aux Anglais ; mais le jeune comte Guillaume dit que Philippe de Valois son oncle lui est plus prochain et la France plus amie qu'Edouard III et l'Angleterre. P. 420 et 421.
Troisième rédaction. — Jacques d'Arteveld fait en sorte que les échanges ne recommencent pas entre la Flandre et l'Angleterre immédiatement après l'affaire de Cadsand. Les marchands anglais, qui ont sur le quai de Londres et ailleurs une quantité énorme de sacs de laine, ne désirent rien tant que de les vendre pour avoir de l'argent. Les drapiers de Flandre et du Brabant, de leur côté, ne désirent rien tant que de les acheter pour les employer à la fabrication du drap. Jacques d'Arteveld, qui sait tout cela, n'en écrit pas moins au roi d'Angleterre pour l'engager à ne pas lever les prohibitions jusqu'à nouvel ordre. P. 413.
Lorsque les habitants de Bruges, de Damme, de l'Ecluse, d'Ypres, de Courtrai et du terroir du Franc voient que la mer n'est pas plus ouverte après l'affaire de Cadsand qu'auparavant, ils commencent à murmurer et vont se plamdre au chef populaire de la ville de Gand. On convient après de longues déli-
fait partie aujouid'hui de la Hollande et qui est située près de Maestricht.
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bérations de nommer dans chaque bonne ville deux bourgeois qui iront en Angleterre avec Jacques d' Arteveld prier Edouard III de rendre aux Flamands l'étaple des laines, et on leur donne pleins pouvoirs d'adhérer au nom de toute la Flandi'e au traité conclu par l'évêque de Durham et les autres députés anglais avec les Gantois. Ces députés s'embarquent à l'Ecluse et arrivent à Londres où ils vont loger dans la rue de la Riole^. P, 413 à k\o.
Le roi d'Angleterre, après avoir fêté h. Eltham les envoyés flamands et surtout Jacques d'Arteveld, réunit son conseil au palais de Westminster, et l'on y décide qu'il sera fait droit à la requête des Flamands. Ceux-ci promettent en retour de recevoir dans leur pays Edouard III et son armée et même de se joindre au duc de Brabant et aux seigneurs allemands pour marcher contre Tournai ou Cambrai, là où il plaira au roi anglais de les conduire. Les députés de Flandre sont à peine rentrés dans leur pavs qu'on voit les laines anglaises affluer à l'Ecluse, à Damme et à Bruges où les drapiers du Brabant et d'ailleurs viennent les acheter. P. 415 et 416.
Vers la Saint- Jean (24 juin), Edouard III laisse à Windsor la reine sa femme alors enceinte d'une princesse qui reçut le nom d'Isabelle et fut depuis dame de Coucy. Puis il s'embarque au port de Londres en compagnie de Robert d'Artois qui a inspiré et fomenté toute cette entreprise. La flotte anglaise jette l'ancre devant Anvers la nuit de la Saint-Jacques et Saint-Christophe (25 juillet). I^e roi d'Angleterre ne tarde pas à recevoir dans cette ville hi visite de Jean de Ilaiiiaut, puis du duc de Brabant son cousin germain, du comte de Gueldre et du marquis de Juliers. V. 416, 417 et 418.