Lot-et-Garonne, arr. de Marmande
^1. Aujourd'hui ruines près de la Réole.
5. Auberoche semble devoir s'identifier avec la localité du même nom que Cassini place sur la Vezère (Dordogne). N'étant pas sur le chemin de la chevauchée du duc, il faut supposer que cette ville fut prise par une expédition partielle comme celles dont j)arle le chroniqueur quelques lignes plus Ijas.
6. Le 12 octobre 1377 Emon Cressewell et William Chaundeler sont envoyés pour secourir Saint-Macaire [Rec. Off., Qiiceri's Rem., Mise,, Realm of France ip).
SOMMA.IRE DU DEUXIEME LIVRE, §§ 1-20. xxv
La reddition de Saint-Macaire réjouit fort le duc d'Anjou, aussi bien que la nouvelle, qu'il avait reçue de Toulouse lors du siège de Monségur, de l'heureux accouchement de la duchesse, lui donnant un fds. Il apprend en même temps par un héraut la vérité sur les seigneurs de Duras et de Rauzan, qui bien réellement se sont déclarés anglais*. Aussi, après avoir reçu la soumission de la garnison du château de Saint-Macaire et l'avoir fait conduire à Bordeaux, le duc se hâte-t-il de marcher sur Duras 2. P. 20, 21, 297.
Aussitôt arrivé, le duc ordonne l'assaut, mais le soir on doit sonner la retraite, sans résultat appréciable, au moment où Alain de la Houssaye et Alain de Saint-Pol rejoignent l'armée avec une route de Bretons qui, en chevauchant vers Libourne avaient pris Cadillac^ P. 21, 298.
Le lendemain matin, nouvel assaut où se distinguent le seigneur de Lagoirant, Tristan de Roye, Perceval d'Esneval, Jean de Jeuraont, Jean de Rosai et le seigneur de ÎMussidan, qui est jaloux de se montrer bon Franrais. Après la mort du seigneur de Sorel, la ville est prise ^, et les gens d'armes se retirent dans le château. P. 21 à 23, 298.
La ville de Duras prise et pillée, on passe au fil de l'épée tous les habitants qui s'y trouvent. Le lendemain le connétable et le maréchal vont examiner le château, qu'ils déclarent difiicile à prendre. « Peu importe, dit le duc, j'ai dit et juré que je ne partirai pas d'ici sans avoir ce château en ma possession! — Soit,
1. Les sires de Duras et de Rauzan furent dédommagés de cette fidélité à la cause anglaise : un mandement du conseil de Bordeaux à la date du 1"' novembre 1377 leur alloue 650 livres tant pour les indemniser « de la prise de leurs propres cors cpie » de la perte de leurs domaines, « pour ce que ne ont voulu estre a la obéissance du roi de Fraunce ». (Rac. Off., Qucen's Rem., Mise, Reatni of France ^•)