Jicosse, comté de Haddington
Thommelin Friane se hâte : il arrive à AlnAvick auprès du comte de Northumberîand, qui envoie des messagers dans tout le Northumberland demandant ù tous ceux, chevaliers et écuyers, sur l'aide desquels il croit pouvoir compter, de venir le retrouver sous les murs de Berwick, pour foire le siège du château occupé par les Écossais. A son appel répondent aussitôt les seigneurs de Neuville, de Lucy, de Greystok*, de Stafford et de Welles, le capitaine de New Castle et le vaillant Thomas Musgrave^. Le comte arrive un des premiers à Berwick; son armée compte bientôt près de dix mille hommes, et le siège du château commence. P. 32, 33, 299.
Apj)renant ces nouvelles, les barons d'Ecosse envoient cinq cents lances sous la conduite d'Archibald de Douglas, cousin d'Alexandre de Ramsay, au secours du château de Berwick. Le comte de Northumberland, avec trois mille hommes d'armes et sept mille archers, dispose son armée en deux batailles et les attend de pied ferme. P. 33 à 35, 299, 300.
Se voyant très inférieurs en nombre, dix contre un, les Écossais, malgré l'avis de Guillaume de Lindsay^, oncle d'Alexandre de Ramsay, ne veulent pas risquer le combat et se retirent sur la montagne de Lamriierlaw près de la Tweed, au delà de Roxburgh'*. Le comte de Northumberland, le comte de Nottingham et les autres barons anglais font quand même bonne garde cette nuit-là. P. 35, 36, 300.
Le lendemain matin, l'assaut est donné au château de Berwick, qui, grâce aux archers anglais, ne tarde pas à être pris. Tous les défenseurs sont mis à mort, à l'exception d'Alexandre de Ram-
1. T^alph, baron de Greystok en 1377 (Rymer, t. VII, p. 159), est nommé gardo des marches le 10 mars 1381 {Ihid.^ p. 245).
2. Thomas Musgrave, gardien du château de Berwick, en juin 1374 et 1376 était chargé de recevoir les sommes dues pour la rançon de David Bruce (Rymer, t. VII, p. 38 et 109); pour 1377, vôy, Rotuli Scollv^ t. I, p. 982.
3. Un Guillaume de Lindesay figure comme écuyer en 136G et 1367 flans les Roluli Scotiœ (t. I, p. 905" et 916") et comme chevalier en, 1398 (t. II, p. 142').
k. Ecosse, capitale du comté de même nom, sur le Teviot et la Tweed. — Le gardien de Roxburgh pour l'Angleterre était Thomas fie Percy, qui reçut 300 livres pour cet office du l" décembre 1377 au 15 juillet 1378 {Bec. O/f.^ Trcas. of the Hecclpt, Mise. ^, n" 55).
SOMMA.IRE DU DEUXIEME LIVRE, g^ 2i-33. xxxi
say, qui devient le prisonnier du seigneur de Percy. Jean Biset est nommé capitaine du château. P. 36, 37, 300.
Le comte de Northumberland et le comte de Nottingham décident de poursuivre les Ecossais et de leur livrer bataille. Ils prennent donc le chemin de Roxburgh, en remontant la Tweed ; mais bientôt ils tournent à droite, chevauchant vers les monts de Lammerlaw, et envoient en reconnaissance sur la gauche, à Melrose*, où se trouvait une abbaye de bénédictins, Thomas Musgrave avec trois cents lances et autant d'archers. Thomas Musgrave, ses fds et ses troupes, arrivent à l'abbaye, s'y installent pour s'y reposer, et détachent comme éclaireurs deux écuyers bien montés. P. 37, 38, 300.
Ces deux écuyers tombent dans une embuscade d'Ecossais, dont Guillaume de Lindsay est le chef et, sous peine de mort, racontent comment le château de Berwick a été pris, comment tous ceux qui s'y trouvaient renfermés ont été tués à l'exception d'Alexandre de Ramsay, comment les comtes de Northumberland et de Nottingham remontent la Tweed à la recherche des Écossais, et comment Thomas Musgrave et ses fils, Jean Ashton et Thomas Barton^ avec trois cents lances et trois cents archers sont cantonnés à l'abbaye de Melrose. Guillaume de Lindsay garde ses prisonniers et envoie annoncer ces nouvelles aux barons écossais par un écuyer, qui trouve le gros de l'armée au village de Hondenbray^ P. 38, 39, 300.
Instruits de ces choses et désireux de profiter de la division de leurs ennemis, les barons écossais partent la nuit de Ilondenbray et marchent sur l'abbaye de Melrose, jjour y surprendre Thomas Musgrave et les siens. Mais à minuit, la pluie et le froid les arrêtent, et ils sont obligés de camj)er dans un bois. P. 39 à 41, 300.
Le matin, entre six heures et neuf heures, une rencontre a lieu entre les fourragours écossais et les fourrageurs anglais de l'abbaye de Melrose. L'avantage reste aux Écossais, et les fuyards anglais vont avertir Thomas Musgrave de l'approche des