‹ Chroniques (volume 5)Chapitre 23 sur 91 · Ecosse, comte de Roxburgh · texte numérisé non relu

Ecosse, comte de Roxburgh

2. On trouve en 1380, dans Rymer (t. VII, p. 258), un Thomas Barton qui pourrait s'identilier avec celui-ci.

3. Cette localité se trouve, sous le nom de Hondenbrac, sur la carte du Lolliian de l'atlas «le Rlaeu, bien au S.-O. de Dunbar.

xxxu CHRONIQUES DE J. FROISSART.

Ecossais, qui, prévenus eux aussi, s'apprêtaient à livrer bataille : ils étaient bien six cents lances et deux cents valets armés de lances, de bâtons et de haches. P. 41, 42, 300.

Thomas Musgrave et ses gens quittent Melrose et, laissant la Tweed à main gauche, s'établissent sur une montagne, qu'on appelle Saint-Gille. C'est là qu'ils sont rencontrés par les éclaireurs écossais, qui préviennent les leurs. Au cri de Douglas! Saint Gille ! les Écossais s'avancent, et les deux armées se trouvent en présence.

Des deux côtés on arme des chevaliers : plus de trente, du côté des Ecossais, et parmi eux Jacques, fils du comte de Douglas, les deux fils du roi d'Ecosse, Robert et David, et un Suédois du nom de Georges de "Wesmède; du côté des Anglais, le fils de Thomas Musgrave et deux écujers appartenant, l'un au seigneur de Stafford, l'autre au seigneur de Greystock.

Les Anglais placent les archers sur leur aile, et au cri de Notre-Dame! AshtonM ils commencent l'attaque. Le choc est terrible, et les archers gênent beaucoup les Ecossais, qui ont malgré tout la supériorité du nombre. Parmi eux, Archibald de Douglas qui a de prime abord mis pied à terre, assomme les Anglais avec sa lourde épée dont la lame a bien deux aunes de long. Finalement les Ecossais restent maîtres du champ et font cent vingt prisonniers, entre autres Thomas Musgrave et ses fils. Les fuyards sont poursuivis jusqu'à la Tweed, et on tue beaucoup de gens de pied.

Après cette victoire, les Ecossais rentrent dans leur pays et décident de se replier sur Édimbourgh, pour que le comte de Northumberland, qui est du côté de Roxburgh, ne puisse leur reprendre leurs prisonniers. C'était agir prudemment, car ils étaient perdus, s'ils fussent restés à Hondebray. P. 42 à 44, 301.

A leur départ de BerAvick, le comte de Northumberland, le comte de Nottingham et les barons d'Angleterre se séparent de Thomas Musgrave et vont camper près de Roxburgh; ils apprennent alors que les Écossais qu'ils cherchent sont à Hondebray. Ils partent de nuit pour les surprendre, mais la pluie les arrête eux aussi ; et ils arrivent quand les Ecossais sont j)artis. Ils songent alors à

Page 1